Après le meurtre de Lola, 12 ans, l'émotion et la polémique politique

"Justice pour Lola" : une mosquée taguée en Gironde

Publié le 21 octobre 2022 à 20h13
JT Perso

Source : Le CLUB

Des inscriptions à l'encre noire ont été découverts, vendredi 21 octobre, sur la devanture de mosquée de Pessac.
Il s'agit de tags haineux faisant référence à l'affaire Lola, la jeune collégienne tuée à Paris, le 14 octobre dernier.

La haine déversée sur la façade d'un lieu de culte. Les fidèles de la mosquée Al Farouk de Pessac, près de Bordeaux, ont découvert, vendredi 21 octobre, des tags à caractère islamophobe, faisant en référence au meurtre de Lola, jeune fille de 12 ans retrouvée sans vie, recroquevillée dans une malle, à Paris, le 14 octobre dernier. Les inscriptions "État laxiste, revanche nationaliste" et "Justice pour Lola", signées "Action directe identitaire", ont été tagués sur l'entrée de la mosquée, visée en début d'année par une fermeture temporaire pour promotion d'un "islam radical", procédure suspendue par le Conseil d'État. 

Ces inscriptions à l'encre noire ont été condamnées par le président de Rassemblement des musulmans de Pessac, Ridouane Abdourahmane. Il a dénoncé sur Facebook "l'ignoble récupération" du meurtre de la collégienne, qui "a atteint son objectif principal, faire de tous les musulmans les coupables de ce crime odieux". "La violence du discours islamophobe est de plus en plus banalisée dans les médias, et reprise par certains hommes politiques. Cette situation de bouc émissaire est invivable", a-t-il déclaré au quotidien régional Sud-Ouest, à qui il a confirmé son intention de déposer une plainte contre X.

"Les musulmans de Pessac n'ont rien à voir avec ce crime horrible, les associer à ça c'est scandaleux, toute généralisation est un scandale", a déploré le maire de Pessac Franck Raynal, mis au courant des dégradations commises sur le bâtiment. 

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Les circonstances de la mort de Lola et le profil de la principale suspecte et meurtrière présumée, Dahbia B., de nationalité algérienne et sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF), ont suscité de vives critiques à droite et à l'extrême droite. Il a notamment été reproché au gouvernement une mauvaise gestion de l'immigration irrégulière. 


La rédaction de TF1info

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