Seine-Saint-Denis : ce que l'on sait après la mort d'un homme au lendemain de son interpellation par la police

par F.R avec le service police-justice de TF1/LCI
Publié le 6 janvier 2024 à 17h43

Source : TF1 Info

Un homme de 30 ans est mort vendredi 5 janvier à l'hôpital, après son interpellation par la police en Seine-Saint-Denis.
Six policiers ont fait usage de leur pistolet à impulsion électrique pour maîtriser l'homme, enfermé dans une épicerie de la ville de Montfermeil.
Deux enquêtes ont été ouvertes, dont une par l'IGPN, la "police des polices".

L'autopsie devrait permettre d'éclaircir les circonstances du décès. Un homme est mort ce vendredi 5 janvier au matin à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, où il avait été admis la veille après avoir reçu une douzaine de décharges de pistolet à impulsion électrique lors de son interpellation par la police à Montfermeil, en Seine-Saint-Denis. TF1info fait le point sur ce que l'on sait à ce stade.

Une intervention pour un homme en "état de surexcitation"

Dans la nuit de mercredi 3 à jeudi 4 janvier, vers 00h05, les policiers reçoivent un appel concernant un individu au comportement suspect et violent, rue Henri Barbusse à Montfermeil, en Seine-Saint-Denis, a appris TF1/LCI de source policière. Lors de son contrôle, l'homme aurait violenté une policière avant de prendre la fuite et se de réfugier dans la réserve d'une épicerie. 

Au total, 18 fonctionnaires sont intervenus en plusieurs temps dans cette boutique pour interpeller le suspect, en "état de surexcitation" et "d'agressivité".

Six policiers tirent au pistolet à impulsion électrique

Alors que les fonctionnaires procèdent à son interpellation, cet individu né en 1994 en Martinique assène des coups de pied à la tête d'un policier et lui mord la main jusqu'au sang, ce qui entraînera trois points de suture. D'après les premières observations des forces de l'ordre, l’"homme semble avoir pris des substances". Entendue par les enquêteurs, sa mère explique "ne pas l’avoir reconnu", soulignant que son fils était "dans un état méconnaissable".

Selon le procès-verbal rédigé par les policiers qui sont intervenus, les fonctionnaires ont tenté "à maintes reprises de le raisonner et de la calmer, en vain". Toujours d'après ce PV, "c'est alors qu'il tend son bras gauche comme pour saisir l'arme du fonctionnaire" que six des 18 policiers font usage en réaction de leur pistolet à impulsion électrique.

L'autopsie prévue lundi

Selon le parquet, l'homme, en arrêt cardio-respiratoire, a été transporté dans un état grave à l'hôpital. Il est décédé le lendemain matin, vendredi. Une autopsie est prévue lundi 8 janvier pour déterminer les causes exactes du décès et le lien entre la mort et les décharges de pistolet à impulsion électrique, comme l'indique le parquet.

Deux enquêtes ouvertes

Deux enquêtes ont été ouvertes : une première, confiée à la Sûreté territoriale de la Seine-Saint-Denis pour des faits de dégradations volontaires, rébellion et violences sur personne dépositaire de l'autorité publique ; et une deuxième, confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour des faits de violences par personne dépositaire de l’autorité publique.

Pour l'heure, aucun policier n'a été placé en garde à vue. Une décision justifiée par le procureur en raison de la nécessité de "déterminer les circonstances de la mort de l'individu et le rapport de causalité entre son interpellation et son décès"


F.R avec le service police-justice de TF1/LCI

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