Meurtre dans l’Hérault : le suspect a avoué et a été mis en examen

La rédaction de LCI
Publié le 28 novembre 2016 à 6h55, mis à jour le 28 novembre 2016 à 7h01
Meurtre dans l’Hérault : le suspect  a avoué et a été mis en examen

Source : AFP

AVEUX - L'homme de 47 ans qui avait fait irruption dans une maison de retraite de l'Hérault et tué une lingère jeudi 24 novembre a été mis en examen, ce dimanche. Il a avoué avoir voulu commettre un cambriolage qui a mal tourné.

L‘homme suspecté d’avoir tué une lingère ce jeudi dernier dans une maison de retraite de l’Hérault est passé aux aveux dimanche 27 novembre. D’abord en fuite, l’homme avait été interpellé le lendemain du meurtre à Saint-Mathieu-de-Tréviers. Le mis en examen "encourt la réclusion criminelle à perpétuité" et un "mandat de dépôt a été requis a son encontre", a déclaré le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret, lors d'une conférence de presse. Le parquet a ouvert une information judiciaire pour "vol avec arme" et "meurtre".

De gros moyens, avec 120 gendarmes, avaient été mobilisés, à partir de ce jeudi soir et pendant une vingtaine d'heures, pour arrêter le meurtrier.

Un cambriolage qui a mal tourné ?

La justice ne voulait exclure aucune piste, notamment terroriste, après cette intrusion dans un établissement accueillant des religieux à la retraite. "D'après le psychiatre expert, le prévenu ne souffre pas d'aliénation, il est pénalement responsable", a précisé le procureur, appelant toutefois à la prudence sur les motivations "assez floues" du mis en examen.

"Il déclare avoir voulu commettre un cambriolage, mais cela peut sembler surprenant : il n'y avait rien à voler dans cet établissement - ni argent, ni objet de valeur. Les religieux hébergés dans cette maison de retraite ont fait vœu de pauvreté", a relevé le procureur.

Sans emploi, sans antécédent judiciaire, l'homme de 47 ans avait "une vie familiale stable depuis de nombreuses années", a ajouté le magistrat. Il avait fait son service militaire et avait prolongé de quelques mois sa présence dans l'armée, mais n'était pas un soldat de carrière. Il avait travaillé en 2002 et 2003 dans la maison de retraite Les Chênes verts de Montferrier-sur-Lez (Hérault), où s'est déroulé le meurtre.

JT WE - Meurtre dans l’Hérault : le meurtrier décrit comme "irascible" et "fou de jeux vidéo guerriers"Source : JT 20h WE
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