Mort de Timéo à l'hôpital de Nancy : un an avec sursis requis contre les soignantes

Julien Vattaire avec AFP
Publié le 24 novembre 2022 à 6h46
JT Perso

Source : TF1 Info

Trois soignantes étaient jugées au tribunal correctionnel de Nancy.
Ce procès intervenait à la suite du décès à l'hôpital de Timéo, 4 ans, en 2015.
Une probable surdose médicamenteuse serait la cause du décès.

Un an d'emprisonnement avec sursis. C'est la peine requise pour trois soignantes, ce mercredi, jugées pour homicide volontaire après le décès de Timéo. Ce dernier, âgé alors de quatre ans, avait été admis au CHRU de Nancy au printemps 2015 à la suite de douleurs aux jambes après une chute en moto en compagnie de son père. Son décès est survenu à la suite d'une probable surdose médicamenteuse.

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Les trois prévenues étaient la cardiologue pédiatrique, la cheffe de clinique ainsi qu'une infirmière. Il est reproché à la cardiologue pédiatrique d'avoir prescrit à l'enfant de la colchicine, un anti-inflammatoire pour le soulager, au terme de trois semaines d'errance thérapeutique. "Elle a fait preuve d'imprudence en se contentant d'un avis oral, en n'attirant pas l'attention sur la dangerosité du médicament prescrit", a estimé le procureur.

Un défaut d'encadrement de l'interne chargé du garçonnet a été pointé du doigt concernant la cheffe de clinique. "Elle n'a pas vérifié la prescription", a indiqué le procureur ce mercredi. Enfin, une "négligence" de l'infirmière a été observée après qu'elle ait, au bout de la chaîne, écrasé les huit comprimés, avant de les administrer à Timéo. 

Une amende de 50.000 euros contre le CHRU

"Ce qui est frappant dans ce dossier, c'est que personne n'assume, ni ne regrette ce qui s'est passé et tout le monde se renvoie la balle", a regretté le procureur dans ses réquisitions, en attribuant un "niveau égal de responsabilité" aux trois femmes, aux casiers judiciaires vierges. Finalement, une amende de 50.000 euros a été requise contre le CHRU qui comparaissait comme personne morale, pour la désorganisation de son service de médecine infantile et de sa pharmacie.


Julien Vattaire avec AFP

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