ISLAMISME RADICAL - La procureure de la République du Mans a annoncé mener des investigations judiciaires sur des faits d'"apologie du terrorisme" et "provocation à commettre des actes terroristes" dans la mosquée d'Allonnes, qui accueillait 300 fidèles et une école coranique.

Deux jours après que la préfecture de la Sarthe ait annoncé avoir engagé une procédure de fermeture de la mosquée d'Allonnes, près du Mans, la procureure de la République a informé vendredi de l'ouverture d'une enquête pour "apologie de terrorisme" et "provocation à commettre des actes terroristes" contre ce même lieu de culte.

"Je vous confirme que des investigations judiciaires sont en cours sur les faits d'apologie de terrorisme et provocation à commettre des actes terroristes, susceptibles d'avoir été commis par des membres ou dirigeants des associations gérant la mosquée d'Allonnes", a déclaré la procureure Delphine Dewailly dans un communiqué.

Les prêches "légitiment le recours au jihad armé"

La préfecture de la Sarthe a dénoncé dans un communiqué les activités de cette mosquée qui accueille environ 300 fidèles. "Les prêches et l’activité de ce lieu de culte, fréquenté par des individus appartenant ou proches de la mouvance islamiste radicale, légitiment le recours au jihad armé, la mort en martyr, la commission d'actes de terrorisme et le recours à la violence, la haine et la discrimination ainsi que l’instauration de la charia", a-t-elle écrit. 

La mosquée d'Allonnes abrite également une école coranique "accueillant environ 110 enfants devant lesquels a été valorisé le jihad armé et qui constitue donc un lieu d’endoctrinement", selon la préfecture.

Face à ces accusations, l'Association allonnaise pour le juste milieu (AAJM) qui gère la mosquée s'est défendue dans un communiqué publié sur Facebook et a dénoncé "une politique d'affichage". "Le ministre de l’Intérieur s’illustre une fois de plus dans une démarche et une politique d’affichage", a écrit l'association. 

Elle a aussi promis de contester "judiciairement les mesures et décisions prises", et regretté "le tort qui est fait aux fidèles qui fréquentent la mosquée et à la communauté musulmane qui se trouve lésée et stigmatisée". "Ces associations allonnaises ainsi que ses gérants ont toujours œuvré dans le bien et prêché l’islam du juste milieu", a-t-elle assuré.


ER avec AFP

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