La justice nie tout manquement dans le suivi du suspect dans le viol et le meurtre d'une adolescente

La rédaction de LCI
Publié le 5 septembre 2020 à 9h35
La justice nie tout manquement dans le suivi du suspect dans le viol et le meurtre d'une adolescente

ENQUETE - L’Inspection générale de la justice a indiqué ce vendredi que le suivi sociojudiciaire du meurtrier et violeur présumé de la lycéenne nantaise de 15 ans, sorti de prison en février 2016, ne présente "aucun manquement" et "aucun dysfonctionnement".

Il n'y a eu "aucun manquement et aucun dysfonctionnement" dans le suivi du multrécidiviste, accusé du viol et du meurtre d'une adolescente à Nantes en août, a indiqué vendredi la Chancellerie, s'appuyant sur les premiers éléments d'une enquête de l'Inspection générale de la justice (IGJ).

"Il ressort des premières investigations de l'inspection de fonctionnement relative au suivi socio-judiciaire de monsieur François V. conduites depuis le samedi 29 août, que le suivi de ce dossier par les autorités judiciaires et par le service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) ne présente aucun manquement et aucun dysfonctionnement", écrit le ministère de la Justice dans un communiqué publié en soirée. 

Rapport final remis vendredi 30 octobre

L'inspection générale de la Justice a été chargée de mener l'enquête sur la mise en oeuvre du suivi socio-judiciaire dont cet homme, âgé de 45 ans et qui avait été libéré de prison en 2016 après avoir purgé une peine de 18 ans de réclusion criminelle pour neuf viols, trois tentatives de viol et une agression sexuelle commis entre 2001 et 2003, faisait l'objet. Ce chef d'équipe dans une briqueterie a été mis en examen, notamment pour homicide volontaire, et écroué le 29 août après avoir reconnu avoir violé et tué une jeune fille de 15 ans qu'il avait attirée dans un guet-apens.

L'inspection générale de la justice, qui doit remettre son rapport final le 30 octobre, va se pencher "sur la continuité des soins assurée pendant le confinement sous l'autorité du médecin coordonnateur" de l'accusé, précise le communiqué du ministère, qui ajoute que l'IGJ travaillera "également sur les moyens de contrôle à la disposition du juge de l'application des peines en matière de suivi socio-judiciaire", ainsi que des relations de travail entre "les acteurs des mondes judiciaires et de la santé". 


La rédaction de LCI

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