Nantes : une enseignante condamnée à 30 mois avec sursis pour "violences" sur ses élèves

SM avec AFP
Publié le 29 août 2022 à 17h47

Source : JT 20h Semaine

L'enseignante est condamnée à une interdiction définitive d'exercer, et à 30 mois de prison avec sursis.
Elle a été reconnue coupable de "violences" sur plusieurs de ses élèves et "harcèlement moral" sur plusieurs de ses collègues.
Il lui était reproché de traiter les enfants de manière "brusque physiquement", leur infligeant des "humiliations répétées".

Ce jugement apparaît comme "un soulagement" pour les victimes. Une institutrice de Carquefou, près de Nantes, a été condamnée, ce lundi 29 août, à une interdiction définitive d'exercer la profession et à 30 mois de prison avec sursis simple pour des "violences" exercées sur plusieurs de ses élèves. Le tribunal correctionnel de Nantes a également reconnu l'enseignante coupable de "harcèlement moral" sur plusieurs de ses collègues, dont le directeur de l'école Saint-Joseph, un établissement dans le nord de la métropole nantaise.

"Je pense toujours aux enfants qui ont été en souffrance. On a eu beaucoup de témoignages après le procès d'autres enfants. Donc, je pense que pour eux, c'est certainement un soulagement", a déclaré ce dernier, Philippe Plantard, précisant que les enfants concernés étaient scolarisés à l'école élémentaire. Dans sa décision, conforme aux réquisitions du ministère public, le tribunal a aussi condamné l'institutrice à verser plusieurs milliers d'euros de dommages aux victimes.

Traitement brusque physiquement et humiliations répétées

"Ce qui était reproché à cette professeure des écoles, c'était une façon de traiter les enfants qui était parfois brusque physiquement, et c'étaient surtout des humiliations répétées allant jusqu'aux pleurs de l'enfant, avec un alibi pédagogique qui ne peut plus du tout être retenu aujourd'hui", a indiqué à l'AFP Me Cécile de Oliveira, qui défendait la famille d'un des écoliers. 

"C'est un jugement qui est assez fort parce que symboliquement, il vient signifier très clairement que les comportements de ce que l'on appelle les 'violences éducatives ordinaires' sont inacceptables dans le monde scolaire", a-t-elle salué. "Le plus important pour nous, c'était l'interdiction d'exercer. On sent un énorme soulagement pour les enfants", a réagi Claire, dont la fille Juliette figurait parmi les victimes. L'enseignante a dix jours pour faire appel de la décision du tribunal.


SM avec AFP

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