Nice : une interpellation "se passe mal", un policier tue un homme en pleine rue

La rédaction de LCI avec AFP
Publié le 19 janvier 2022 à 17h32
Un homme a été abattu lors de son interpellation par la police à Nice, le 19 janvier 2022.

Un homme a été abattu lors de son interpellation par la police à Nice, le 19 janvier 2022.

Source : VALERY HACHE / AFP

FAIT DIVERS - Un individu d'une vingtaine d'années a été abattu par un policier, à Nice, mercredi 19 janvier, au cours de son interpellation. Il était recherché dans le cadre d'une information judiciaire sur la mort d'un jeune homme à Noël dans une cité de la ville. Une enquête a été ouverte pour déterminer ce qu'il s'est passé.

Ce devait être une banale opération de police. Elle a viré au drame. Des coups de feu ont éclaté, mercredi 19 janvier, en fin de matinée, rue de la Buffa, à 500 mètres de la promenade des Anglais, dans le centre-ville de Nice. Un homme d'une vingtaine d'années est décédé, atteint par une balle tirée par un policier, au cours d'une série d'interpellations, planifiées dans le cadre de l'information judiciaire ouverte pour "assassinat en bande organisée" suite à la mort d'un jeune homme de 24 ans prénommé Ermelindo, tué d'une balle dans la poitrine la nuit de Noël, dans le quartier de Las Planas, dans le nord de la ville. 

"Plusieurs personnes étaient visées par cette opération ce matin sous l'autorité d'un magistrat instructeur, c'était calé pour avoir lieu dans le centre de Nice", a indiqué le procureur de la République de Nice Xavier Bonhomme lors d'un point presse. "Une de ces interpellations s'est mal passée. (...) Un policier, pour des circonstances à ce stade ignorées, a fait usage de son arme de dotation, en tirant sur une personne et en la touchant semble-t-il au cou. Elle est décédée 45 minutes plus tard." 

Le policier placé en garde-à-vue

La victime, née en 1999, est décédée sur place vers 12h30, a fait savoir le magistrat, précisant n'avoir "pas d'éléments sur ses antécédents judiciaires". Son corps a été retrouvé à proximité d'une voiture "qui semble faussement plaquée, donc certainement volée et qui appartiendrait à l'équipe visée par l'opération initiale", a encore déclaré le procureur.

"Pour le moment, nous n'avons pas retrouvé d'arme qui aurait pu être en possession de la victime", a souligné Xavier Bonhomme, en ajoutant que le policier incriminé, membre de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de la police judiciaire de Nice, un commandant de police "expérimenté", a-t-il insisté, "a été placé en garde à vue pour homicide volontaire" et que l'IGPN de Nice a été saisie du dossier. Il s'agira de déterminer l'intentionnalité du tir mortel. 


La rédaction de LCI avec AFP

Tout
TF1 Info