Oise : la préfecture ordonne la fermeture de la grande mosquée de Beauvais pour six mois

La rédaction de LCI
Publié le 28 décembre 2021 à 11h23, mis à jour le 28 décembre 2021 à 18h37
Oise : la préfecture ordonne la fermeture de la grande mosquée de Beauvais pour six mois

Source : AFP illustration

DÉCISION - La préfecture de l'Oise a pris lundi un arrêté exécutoire au bout de 48 heures ordonnant la fermeture de la grande mosquée de Beauvais, notamment en raison de prêches d'un imam faisant l'apologie du djihad.

Le ministre de l'Intérieur l'avait annoncé déjà il y a quinze jours, c'est désormais acté et ce sera effectif sous 48 heures. Ce mardi, la préfecture de l'Oise annonce avoir ordonné lundi par arrêté la fermeture de la grande mosquée de Beauvais notamment en raison de prêches "incitant à la haine", "à la violence" et "faisant l'apologie du jihad". "La préfète de l’Oise a pris un arrêté lundi portant sur la fermeture de la grande mosquée de Beauvais pour une durée de six mois. Cet arrêté est exécutoire au bout de 48 heures", a précisé la préfecture de l'Oise. 

L'avocat de l’association "Espoir et Fraternité", qui gère cette mosquée, Me Samim Bolaky, a annoncé avoir saisi le tribunal administratif d'Amiens contre cette décision. "Nous déplorons une décision injuste et injustifiée, car ceci démontre de toute

évidence une volonté de nuire à la communauté musulmane en mettant en exergue quelques éléments sortis de leur contexte et priver ainsi des centaines de fidèles d’accéder à un lieu de culte", a fait savoir la mosquée dans un communiqué.

Les propos de l'imam "fustigent les mécréants"

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait annoncé le 14 décembre avoir "enclenché" la procédure de fermeture administrative de cette mosquée en raison selon lui de la radicalité des prêches qui y sont donnés. "Nous avons enclenché la fermeture de la mosquée de Beauvais, (qui est) tout à fait inacceptable, qui combat les chrétiens, les homosexuels, les juifs", avait déclaré le ministre de l'Intérieur sur Cnews.

Me Samim Bolaky avait alors estimé que les autorités visaient "certains propos tenus dans le cadre des prêches par l'un des imams de la mosquée - depuis suspendu -  qui intervenait à titre bénévole". L'association "Espoir et Fraternité" a "toujours combattu le terrorisme, a toujours favorisé le vivre ensemble. C’est une mosquée qui est respectable", avait-il affirmé. 

Selon le ministère de l'Intérieur, cet homme, "présenté comme intervenant occasionnel mais qui, en réalité, fait office d'imam attitré" aurait tenu des propos faisant "l'apologie du djihad et des combattants, qu'il qualifie de héros". Il aurait également défendu "une pratique rigoriste de l'islam" et "sa supériorité par rapport aux lois de la République".  En outre, ses propos "fustigent" les "mécréants et présentent les sociétés occidentales comme islamophobes", avait détaillé le ministère. Ils poussent "les fidèles à rompre avec la République" et "incitent à la haine des homosexuels, des juifs et des chrétiens". 


La rédaction de LCI

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