Oise : un adolescent enlevé à la sortie de son lycée avant d'être séquestré et frappé dans une cave

La rédaction de TF1info
Publié le 16 septembre 2022 à 11h07
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Un mineur de 17 ans a été enlevé la semaine dernière à Beauvais, dans l'Oise.
Séquestré dans une cave où il a été roué de coups, il a finalement été libéré.
Quatre jeunes hommes ont été mis en examen jeudi soir pour ces faits.

La vidéo du jeune garçon, le visage tuméfié et séquestré dans une cave, est arrivée très rapidement sur Snapchat. Le père de la victime, qui a pris connaissance de l'existence de ces images peu après, a tout de suite alerté les gendarmes de Méru (Oise). 

Cette vidéo tournée au téléphone portable a été prise le 9 septembre dernier, après que son fils âgé de 17 ans a été enlevé à la sortie du lycée Truffaut de Beauvais, où il était scolarisé en internat. Ce jour-là, le jeune garçon devait normalement regagner la gare pour rallier son domicile de Méru, mais "plusieurs personnes au visage dissimulé" l'ont, selon le procureur de Senlis, Loïc Abrial, "placé de force, une cagoule sur la tête, dans le coffre d’une voiture aux alentours de 17h30".

Une enquête était immédiatement ouverte et confiée à la police judiciaire de Creil et au commissariat de police de Beauvais.

Roué de coups

C'est grâce à l'intervention d'un tiers que l'adolescent a pu s'extraire quelques heures plus tard de ce calvaire. Examiné par un médecin légiste, il s'est vu délivrer douze jours d’incapacité totale de travail. 

Entendu par les enquêteurs, il a confirmé le déroulement des faits et expliqué avoir été roué de coups. "Il souffrait notamment d’une fracture du plancher orbitaire", détaille le procureur de Senlis dans un communiqué. 

Les suspects contestent leur implication

Mardi dernier, quatre jours après les faits, trois mineurs, âgés de 16 à 17 ans, étaient interpellés et placés en garde à vue. Le lendemain, mercredi 14 septembre, un homme âgé de 20 ans s'est présenté aux services de police avant d'être placé en garde à vue à son tour. "Au cours de leurs auditions, ils contestaient leur implication. Plusieurs d’entre eux étaient déjà connus de la justice", précise le magistrat. 

 

À l'issue de leur garde à vue, les quatre suspects ont été mis en examen jeudi dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour "enlèvement et séquestration commis en bande organisée," "violences volontaires ayant entrainé une incapacité totale de travail supérieure à huit jours aggravées par deux circonstances" (en réunion et avec usage ou menace d’une arme, en l’espèce un couteau). 

L’un des mineurs, âgé de 16 ans au moment des faits et qui vient d’avoir 17 ans, a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention.  Le majeur et deux des mineurs ont été placés sous contrôle judiciaire par ce même magistrat. Tous demeurent présumés innocents.

Le mobile de cette affaire demeurait, pour l'heure, inconnu.

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La poursuite des investigations sous la conduite du juge d’instruction permettra notamment de préciser les raisons ayant conduit à ces actes d’une extrême violence, commis à l’encontre de la victime mineure. Le parquet a saisi l’association France Victimes 60 pour que la victime et ses proches reçoivent un accompagnement juridique et psychologique adapté. "La peine prévue par le code pénal pour le crime d’enlèvement et séquestration commis en bande organisée est de 30 ans de réclusion criminelle", rappelle le parquet de Senlis.


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