Saint-Denis : trois arrestations après l'agression d'une adjointe au maire

par JC avec AFP
Publié le 19 janvier 2024 à 11h24

Source : JT 20h WE

Oriane Filhol, adjointe au maire de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) a été agressée dans la rue le 20 décembre dernier.
Cette agression a soulevé l'indignation du monde politique.
Trois hommes, dont deux sont âgés de 18 ans, ont été arrêtés cette semaine dans le cadre de l'enquête.

Trois hommes ont été arrêtés mercredi pour l'agression fin décembre dans la rue d'une adjointe au maire de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a indiqué ce vendredi à l'AFP une source proche du dossier. Le 20 décembre au soir, la 6e adjointe au maire socialiste Mathieu Hanotin, Oriane Filhol, sortait d'une réunion de travail et rentrait à son domicile lorsqu'elle s'est sentie suivie dans la rue par plusieurs hommes. Rattrapée, la chargée des questions de solidarité et de droits des femmes pour la municipalité a subi une balayette avant d'être frappée à coups de pied dans la tête et au corps. Ses agresseurs ont pris la fuite.

Dans le cadre de l'enquête menée par la sûreté territoriale, trois hommes, dont deux sont âgés de 18 ans, ont été arrêtés, a rapporté une source proche du dossier. Les suspects semblent avoir ciblé volontairement l'élue. Les interpellés sont présentés ce vendredi au tribunal de Bobigny, soit dans le cadre de l'ouverture d'une information judiciaire soit en comparution immédiate. Si l'agression était liée à son statut d'élue, cela constituerait une circonstance aggravante en droit pénal.

Des agressions contre les élus en hausse

Cette agression a soulevé l'indignation du monde politique. Le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu avait fait part de son "effroi et de sa profonde colère". "La violence contre les élus est une honte pour notre République", avait-il écrit sur le réseau X. Environ trois cents personnes, dont de nombreux élus, s’étaient rassemblées le 22 décembre à proximité de la mairie de Saint-Denis pour soutenir cette élue violemment agressée et dénoncer un acte "lâche" et "grave"

Cette agression s’est produite dans un contexte de recrudescence nationale des violences contre les élus, un sujet sensible. Selon le ministère de l'Intérieur, les agressions envers les élus devraient augmenter de 15% en 2023, après une hausse de 32% l'année précédente (2265 plaintes et signalements).


JC avec AFP

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