Femme tuée à bout portant à Pantin : "Une exécution froide"

Caroline Piquet
Publié le 24 septembre 2016 à 12h47, mis à jour le 24 septembre 2016 à 17h32
Femme tuée à bout portant à Pantin : "Une exécution froide"

Source : AFP

L'essentiel

ENQUÊTE – La jeune femme, abattue vendredi soir en pleine rue à Pantin par un tueur en scooter, semble avoir été victime d'une exécution en règle. Le tueur, qui a pris la fuite, est activement recherché.

Une exécution froide, en pleine rue. Une femme d'une trentaine d'années a été abattue par balles alors qu'elle était au volant de sa voiture, vendredi soir dans les rues de Pantin (Seine-Saint-Denis). 

Vers 21h, la jeune femme était arrêtée à un feu rouge dans la cité des Pommiers, lorsqu'un individu en scooter a vraisemblablement "passé la main par la fenêtre du véhicule et a tiré directement à bout portant sur la victime", explique une source proche de l'enquête à LCI, précisant qu'aucun impact de balle n'a été retrouvé sur le véhicule. 

L'identité de la victime reste à confirmer

Le tueur, "déterminé", a logé six balles d'arme de poing dans le corps de sa victime, dont deux en pleine tête, ajoute cette source, qui indique que six douilles, au calibre encore formellement non identifié, ont été retrouvées sur place. L'individu, non identifié à ce stade, a ensuite pris la fuite en scooter. 

La plaque d'immatriculation de la voiture de la victime a permis aux enquêteurs de remonter jusqu'à une première identité, qui reste à confirmer par analyse génétique. Il s'agit, selon cette source proche de l'enquête, d'une femme inconnue des services de police. De son côté, le maire (PS) de Pantin Bertrand Kern, interrogé par Le Parisien, affirme que la famille de la victime, en revanche, est bien "connue des services de police et liée au milieu du grand banditisme".

La piste du règlement de comptes privilégiée

La jeune femme portait un voile, mais rien ne permet, à ce stade, d'étayer la piste d'un acte islamophobe. Les premiers témoignages ne font état d'aucun propos à caractère islamophobe, et évoquent plutôt un geste de "sang-froid" d'un individu "qui voulait tuer". "C'est une exécution froide", répète notre source. 

Une enquête du chef d'assassinat a été confiée à la brigade criminelle de Paris. Evoquant un "contexte de règlement de comptes", le parquet de Bobigny a annoncé, samedi après-midi, qu'il se dessaisissait au profit du parquet de la juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Paris.