Entre 2019 et 2022, le nombre d'accidents de personnes circulant avec des engins à mobilités douces est passé de 978 à 1478.
Un bilan à la hausse, dû notamment à la hausse de l'utilisation de ces modes de transports dans la ville, mais aussi aux mauvais comportements de certains utilisateurs.

Il y a ceux qui ne peuvent plus s'en passer. Et ceux qui ont préféré, en raison des dangers, y renoncer. À Paris, le nombre d'utilisateurs de vélos et trottinettes - en libre-service ou non, électriques ou non -, et autres gyropodes a connu au cours des dernières années une hausse significative. 

Depuis le Covid, Romain, professeur des écoles, ne jure ainsi que par la bicyclette pour effectuer ses déplacements. Charlotte, mère de famille et architecte, a, par contre, préféré délaisser son vélo après le confinement. "C'est l'anarchie dans toutes les rues. Il a beau y avoir des pistes cyclables, tout le monde fait n'importe quoi : des trottinettes dans tous les sens sur les trottoirs, des cyclistes qui ne connaissent pas le code de la route et des parents terrorisés à l'idée de voir traverser leur enfant", estime-t-elle. 

La hausse de la pratique et le non-respect des consignes de certains se sont répercutés sur l'accidentologie dans la ville, en témoignent les derniers chiffres par la Préfecture de police de Paris communiqués ce mardi à TF1info. Ainsi, entre 2019 et 2022, la circulation des engins à mobilité douce a engendré un nombre d'accidents en hausse significative, passant de 978 à 1478. 

Nombreux blessés parmi les usagers de trottinettes électriques

L'augmentation la plus significative est visible chez les utilisateurs de trottinettes électriques, avec 203 blessés en 2019 et plus du double en 2022, avec 426 blessés. Chez les cyclistes, le nombre de blessés utilisant des vélos électriques ou non est passé de 747 à 1026, avec cette fois une grande majorité d'accidents pour les bicyclettes non motorisées (705 en 2019 et 848 en 2022). 

Le nombre de piétons blessés est, lui, à la baisse, passant de 1380 à 1099 sur la même période. Idem pour ceux impliquant des véhicules légers passés de 1017 à 936. Le nombre de morts est passé de 23 à 2019 à 24 l'année dernière, avec cette fois, une très grande majorité de piétons parmi les victimes (18).

Un vote sur les trottinettes le 2 avril prochain

Les trottinettes doivent-elles alors être maintenues dans les grandes villes ? Le dimanche 2 avril, les habitants de la capitale pourront se déplacer dans les bureaux de vote de leur arrondissement pour se prononcer pour ou contre le maintien de ces trottinettes électriques dans les rues de la capitale. 

Ouvert à tous les électeurs parisiens inscrits sur les listes électorales municipales, cette "votation citoyenne" portera sur la question : "Pour ou contre les trottinettes en libre-service à Paris ?". À noter que le vote par procuration ne sera pas possible.


Aurélie SARROT

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