La police a été déployée ce vendredi autour du consulat d'Iran, dans le 16ᵉ arrondissement de Paris.
Elle intervenait après le signalement d'un individu suspect, interpellé et placé en garde à vue.

Un important dispositif de sécurité a été déployé, vendredi 19 avril, autour du consulat d'Iran à Paris. C'est là qu'une intervention policière a eu lieu en milieu de journée aux abords et dans le bâtiment, situé 16 rue Fresnel dans le 16ᵉ arrondissement, près du Trocadéro, et qui accueille la représentation diplomatique iranienne. Selon nos informations, au moins un témoin a déclaré aux forces de l'ordre avoir vu un individu suspect entrer dans l'enceinte du bâtiment avant d'exhiber un explosif. Selon lui, il s'agirait d'une grenade ou d'une ceinture explosive. 

Immédiatement, les forces de l'ordre ont été dépêchées sur place pour procéder à des vérifications. Le préfet de police a notamment ordonné la mobilisation de la BRI (Brigade de recherches et d'intervention). Le suspect a été interpellé peu avant 15 heures. Selon nos informations, il a été placé en garde à vue. Une enquête a été ouverte du chef de "menace de mort matérialisée par le port d’un gilet factice représentant des explosifs".

Pas d'explosifs retrouvés

Contacté par LCI-TF1, le parquet de Paris a fait savoir avoir "été avisé de l’interpellation, à 14h50, d’un homme sortant du consulat d’Iran, situé rue Fresnel (Paris 16), au sein duquel il aurait proféré des menaces de passage à l’acte violent". "L’homme est sorti de lui-même et aucune matière explosive n’a été constatée à ce stade, ni sur lui ni sur place", confirme le parquet. 

Selon les premiers éléments, il s’agit d’un homme né en 1961 en Iran."Les vérifications et comptes-rendus se poursuivent afin de préciser la situation judiciaire", a souligné le parquet de Paris. 

Il avait mis le feu devant l'ambassade d'Iran

Un peu plus tard, vers 16 heures, le parquet a précisé que l'individu interpellé avait été condamné par le tribunal correctionnel de Paris en octobre 2023, à la peine de huit mois d’emprisonnement assortis du sursis probatoire et de l'interdiction de paraître dans le 16ᵉ arrondissement pendant deux ans, ainsi qu’une interdiction de port d’arme. 

Il lui était alors reproché d’avoir mis le feu à des pneus devant la grille de l’ambassade d’Iran le 9 septembre, acte qu’il avait revendiqué en protestation contre le régime iranien. "Il avait fait appel de cette décision, qui n’était donc pas définitive", souligne le parquet.


A.S avec Marie Belot et Maurine Bajac

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