Ce vendredi 3 mai, une enquête a été ouverte après la mort d'une femme dans le plus grand Ehpad public parisien.
Celle-ci a pour but faire la lumière sur "l'éventuelle responsabilité" de cet établissement de santé.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête ce vendredi 3 mai afin d'éclaircir "l'éventuelle responsabilité" du plus grand Ehpad public de Paris concernant la mort de l'une de ses résidentes. Âgée de 76 ans, elle avait violemment été agressée, comme le rapporte l'AFP.

L'enquête, confiée au commissariat du 20ᵉ arrondissement de Paris, a été ouverte à la suite d'une plainte contre X, déposée le 22 avril par les fils de la défunte. Celle-ci vise les chefs d'homicide involontaire, mise en danger de la vie d'autrui et non-assistance à personne en danger. À noter qu'une autre enquête en "recherche des causes de la mort" est en cours au 2ᵉ district de la police judiciaire parisienne.

Il est impensable de confier son proche à un tel établissement et de le retrouver mort
Maître Fabien Arakelian

"J'espère vraiment que la justice va prendre la mesure de ce dossier. Il est impensable de confier son proche à un tel établissement et de le retrouver mort", a déclaré l'avocat de la famille, Maître Fabien Arakelian. D'après la plainte révélée par Le Monde, dont l'AFP a eu connaissance, cette femme était atteinte de troubles schizophréniques et "particulièrement vulnérable". Elle a été agressée par un autre patient le 1ᵉʳ janvier 2024 au sein de l'Ehpad Alquier-Debrousse, situé dans le 20ᵉ arrondissement de la capitale. 

La femme avait été retrouvée par un agent de ménage. Elle était alors maintenue au sol par un homme "assis sur sa tête" et couverte de griffures. Après cette agression, l'état de la victime s'est dégradé. Elle refusait "de s'alimenter, de prendre ses médicaments, de se lever et de communiquer verbalement". Pourtant, l'Ehpad ne la fait consulter par "aucun médecin", s'indignent ses fils. Finalement hospitalisée le 3 janvier, les médecins lui ont découvert un "volumineux hématome sous-dural, avec engagement cérébral". C'est quelques jours plus tard, le 12 janvier, que la femme est décédée. 

La plainte dénonce donc une "prise en charge catastrophique" de l'Ehpad, mais aussi son "manque de transparence", accusant l'établissement de ne pas avoir mentionné l'agression au moment de l'hospitalisation. Ils dénoncent également des "réponses lacunaires" de l'Ehpad à leurs questions après le décès de la victime. Suite à la mort de la résidente de l'Ehpad, ses fils ont découvert que leur mère avait déjà été agressée par le même patient en décembre. L'établissement n'avait toutefois pas réagi, ni même pris "les précautions nécessaires" à sa sécurité, selon eux.


C.D avec AFP

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