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Paris : non-lieu pour les six pompiers accusés de viol collectif par une étudiante norvégienne

C.G
Publié le 28 mai 2022 à 11h52
Paris : non-lieu pour les six pompiers accusés de viol collectif par une étudiante norvégienne

Une juge d'instruction a délivré une ordonnance de non-lieu pour six pompiers de Paris accusés de viol collectif sur une touriste norvégienne âgée de 21 ans.
Après avoir étudié la question du consentement, elle a estimé que la jeune fille avait librement consenti à une relation sexuelle collective.

La justice a tranché. Une juge d'instruction parisienne a délivré une ordonnance de non-lieu le 28 avril dernier dans une affaire où six hommes, plus précisément six pompiers de Paris, étaient accusés de viol en réunion par une touriste norvégienne âgée de 21 ans à l'époque des faits. 

Les faits remontent à la nuit du 3 au 4 mai 2019. Le 4 mai, aux alentours de 6 heures du matin, la police reçoit un appel d'urgence pour une jeune femme en détresse, devant la caserne de Plaisance (XIVe arrondissement de Paris). Alcoolisée et en état de choc, elle raconte alors avoir subi un viol collectif impliquant plusieurs pompiers dans l'enceinte de la caserne. Plusieurs d'entre eux ont immédiatement été placés en garde à vue.

Deux versions différentes pour décrire la fin de soirée

Selon l'étudiante norvégienne, c'est en se rendant dans un bar du VIe arrondissement de Paris avec deux amies qu'un flirt commence entre les jeunes femmes et des pompiers de la caserne Paris Plaisance (XIV). Après avoir continué à boire de l'alcool dans un second établissement, la jeune fille décide de suivre son flirt du soir dans la caserne afin d'avoir des relations sexuelles consenties.

Interrogés, les soldats du feu mis en cause, ainsi que la victime, livrent la même version des faits du début de soirée aux enquêteurs mais les deux versions divergent en ce qui concerne la fin de soirée, rapporte le Parisien. L'étudiante a indiqué s'être retrouvée face à plusieurs pompiers nus. Se sentant "piégée", elle accepte les faveurs sexuelles demandées par les hommes. Lors de sa déposition, elle a notamment confié avoir eu l'impression d'être "un objet sexuel".

De leur côté, les pompiers interrogés décrivent une jeune fille consentante et ne pas avoir perçu le moindre refus, précisant même que l'étudiante prenait du plaisir. Les explications des pompiers ont convaincu la juge d'instruction qui n'a pas mis en examen les six hommes âgés de 23 à 31 ans. 

Pas assez d'éléments pour prouver le viol collectif

La vidéosurveillance du second bar de la soirée a confirmé le comportement libéré de la jeune femme. Les relations sexuelles n'étant pas contestées, le juge a concentré son analyse sur la notion de consentement. Malgré les déclarations de la plaignante, la juge a estimé qu'il n'y avait pas assez de charges pour prouver le viol collectif, indiquant qu'il s'agissait d'une relation sexuelle collective.

Alors que les avocats de la défense se réjouissent du non-lieu accordé aux six pompiers par la juge d'instruction, l'avocat de la plaignante n'a pas souhaité faire de commentaire sur cette décision de justice.


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