EN DIRECT - Fusillade à Paris : le suspect mis en examen et placé en détention provisoire

Publié le 23 décembre 2022 à 12h19, mis à jour le 26 décembre 2022 à 19h05

Source : JT 20h WE

Trois jours après l'attaque qui a fait trois morts vendredi à Paris, le suspect a été mis en examen ce lundi avant d'être placé en détention provisoire.
Suivez les dernières informations en direct.

Ce live est à présent terminé. 

MISE EN EXAMEN 


William M., 69 ans, est mis en examen notamment pour assassinat et tentative d'assassinat en raison de la race, l'ethnie, la nation ou la religion.

Urgent

LE SUSPECT MIS EN EXAMEN


L'homme de 69 ans arrêté après la tuerie perpétrée vendredi dans le Xe arrondissement a été mis en examen et placé en détention provisoire.

HOMMAGE AUX VICTIMES


Plusieurs centaines de personnes défilent en ce moment, dans le Xe arrondissement de Paris, pour une marche en hommage aux trois Kurdes tués par balles vendredi. Le cortège s'est élancé de la rue d'Enghien aux alentours de 12h30 en direction de la rue Lafayette, dans le même arrondissement de la capitale, où trois militantes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) avaient été tuées le 9 janvier 2013.

Marche blanche du 26 décembre en hommage aux trois Kurdes tués à ParisSource : TF1 Info

GARDE À VUE LEVÉE


La garde à vue de l'homme de 69 ans, soupçonné d'avoir tué trois Kurdes à Paris vendredi, a été levée lundi matin et il va être présenté à un juge d'instruction en vue d'une éventuelle mise en examen, a indiqué le parquet de Paris. 


Une information judiciaire a été ouverte pour assassinat et tentative d'assassinat en raison de la race, l'ethnie, la nation ou la religion, ainsi que pour acquisition et détention non autorisées d'arme, a ajouté le parquet, précisant avoir requis le placement en détention provisoire du suspect.

NOUVEL HOMMAGE À PARIS 


Le Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) a appelé à une marche ce lundi à midi, entre la rue d'Enghien, où l'attaque a été perpétrée vendredi, et la rue La Fayette, où les corps des trois militantes du PKK avaient été retrouvés il y a près de dix ans.

LE SUSPECT PRÉSENTÉ À UN JUGE D'INSTRUCTION


Le suspect de l'attaque qui a coûté la vie à trois Kurdes vendredi à Paris doit être présenté dans la journée à un juge d'instruction en vue d'une éventuelle mise en examen.

LE SUSPECT RETOURNE EN GARDE À VUE


Le suspect est sorti de l'infirmerie psychiatrique où il avait été conduit samedi soir, annonce le parquet de Paris. Il est retourné en garde à vue à 16h25 et doit être présenté à un juge d'instruction lundi. 

LE SUSPECT DE NOUVEAU EN GAV


D'après ce qu'a indiqué le parquet de Paris à TF1 et LCI, le mis en cause est sorti de l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police. Il a ensuite été replacé en garde à vue à 16h25 et sera présenté à un juge d'instruction lundi dans la journée. 

ÉTAT PSYCHOLOGIQUE


L'homme qui a tué trois Kurdes vendredi à Paris a vu sa garde à vue levée samedi pour raisons de santé. Le retraité de 69 ans a été hospitalisé à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police. Il devait à nouveau être vu par des médecins ce dimanche.

ITINÉRAIRE


Les antécédents du suspect dans l'attaque meurtrière à Paris ce vendredi ont de quoi interpeller. Ce ancien conducteur de train de 69 ans est déjà impliqué dans trois affaires. La justice a donc t-elle failli ? Le 20h de TF1 a mené l'enquête.

ITINÉRAIRE


Les antécédents du suspect dans l'attaque meurtrière à Paris ce vendredi ont de quoi interpeller. Ce ancien conducteur de train de 69 ans est déjà impliqué dans trois affaires. La justice a donc t-elle failli ? Le 20h de TF1 a mené l'enquête.

ITINÉRAIRE


Les antécédents du suspect dans l'attaque meurtrière à Paris ce vendredi ont de quoi interpeller. Ce ancien conducteur de train de 69 ans est déjà impliqué dans trois affaires. La justice a donc t-elle failli ? Le 20h de TF1 a mené l'enquête.

HOMMAGE EN SYRIE


Des centaines de Kurdes syriens ont manifesté dimanche, dans le nord-est de la Syrie, pour les trois "martyrs" kurdes tués vendredi. Des centaines de personnes ont répondu à l'appel à manifester à Hassaké, lancé par les autorités de la région semi-autonome kurde, dans le nord-est de la Syrie. 


Elles ont scandé des slogans contre "l'extermination" du peuple kurde et proclamé que "les martyrs de Paris resteraient à jamais dans (leurs) coeurs". "Les Kurdes luttent contre l’anéantissement et ils sont massacrés partout, même à Paris, la ville de l'amour et de la liberté", a déclaré une militante féministe qui participait au rassemblement, Evin Basho, 33 ans, en exigeant que le tueur soit traduit en justice.


Souvent décrits comme le plus grand peuple du monde sans État, les Kurdes sont un groupe ethnique musulman réparti en Syrie, en Turquie, en Irak et en Iran.

SAINT-DENIS


Concernant la journée du 23 décembre, le suspect a expliqué avoir d'abord voulu s'en prendre à des étrangers à Saint-Denis (93). Il s'est rendu dans le quartier muni de son arme pour "commettre des meurtres sur des personnes étrangères", détaille le communiqué du parquet. "Sur place, il renonce finalement à passer à l'acte, compte tenu du peu de monde présent" et de "sa tenue vestimentaire l'empêchant de recharger son arme facilement", précisent les autorités. C'est après cet échec et être rentré chez ses parents qu'il décide de se rendre à pied rue d'Enghien "où il sait que se trouve le centre kurde". 


Selon le parquet, en garde à vue, le suspect a indiqué vouloir "s'en prendre à tous les migrants" et s'en être pris "à des victimes qu'il ne connaissait pas", précisant qu'il en voulait aux kurdes pour avoir "constitué des prisonniers lors de leur combat contre DAESH  au lieu de les tuer". 


Enfin, il a répété que "son seul regret est de n’avoir pas pu se suicider", avant d'ajouter qu'il souhaitait emporter "des ennemis dans la tombe", tout en certifiant que par "ennemis", il entendait "tous les étrangers non européens".

"TAISEUX"


Le suspect, lui, vivait "au domicile de ses parents". Il est décrit par son entourage, auditionné dans le cadre de l’enquête, ""comme dépressif, taiseux, et solitaire", détaille le parquet. "Ses proches font état d’un changement radical de comportement à la suite du cambriolage dont il a été victime. Personne ne lui connaît d’intérêt particulier pour la situation des kurdes", précise encore le communiqué.

VICTIMES


Dans son communiqué, le parquet précise également l'identité des victimes. "Cinq des six victimes sont de nationalité turque, la sixième est de nationalité française", est-il précisé. À noter que les "trois victimes blessées sont désormais hors de danger. Deux d’entre elles, encore hospitalisées, sont blessées à la cuisse et ont vu leur incapacité totale de travail (ITT) provisoirement fixée à 30 jours. La 3ème victime blessée est sortie de l’hôpital et son ITT n’a pu être évaluée à ce stade". 


Concernant les trois victimes décédées, l'autopsie menée le 24 décembre 2022 a confirmé le décès par arme à feu.

UNE HAINE "PATHOLOGIQUE"


Le parquet a donné davantage d'éléments sur la garde à vue du suspect. Ce dernier a reconnu une "haine des étrangers pathologique". Selon les autorités, il voulait d'abord tuer des étrangers à Saint-Denis.


Lors de son audition, il a indiqué avoir été victime d’un cambriolage à son domicile en 2016, évènement qu’il identifie comme déclencheur d’une "haine des étrangers devenue complètement pathologique". Se décrivant "dépressif" et "suicidaire", il a expliqué avoir toujours "eu envie" avant de se "suicider" "d’assassiner des migrants, des étrangers, depuis ce cambriolage", détaille le parquet. 


Il a également indiqué ne pas avoir fixé à l’avance le nombre de victimes, mais avoir eu l’intention d’utiliser toutes les munitions et de se suicider avec la dernière balle.

CONDAMNATION TURQUE


Un conseiller spécial du président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné dimanche les violences survenues à Paris après le meurtre de trois Kurdes, incriminant le le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). "C'est le PKK en France", a déclaré Ibrahim Kalin, en postant sur Twitter des photos de voitures renversées et brûlées. "La même organisation terroriste que vous soutenez en Syrie", a ajouté le conseiller.


"Le même PKK qui a tué des milliers de Turcs, de Kurdes et des forces de sécurité au cours des 40 dernières années. Maintenant, ils brûlent les rues de Paris. Allez-vous toujours garder le silence?", a-t-il poursuivi. Au lendemain du meurtre de trois Kurdes vendredi à Paris, des manifestations en hommage aux victimes ont été émaillées de violences. Le retraité français présumé responsable des meurtres a affirmé avoir agi par racisme.


Lors des manifestations, des slogans ont été scandés comme "Vive la résistance du peuple kurde". Le PKK est une organisation considérée comme terroriste par Ankara et l'Union européenne (UE).

QUESTIONS


Y a-t-il eu des défaillances dans le suivi du suspect à l'origine de la fusillade de Paris ? Le 20H s'est penché sur la question.

Itinéraire de l'assaillant : y a-t-il eu des défaillances ?Source : JT 20h WE

GARDE À VUE DE L'ASSAILLANT PRÉSUMÉ LEVÉE 


Selon nos informations, le médecin qui a examiné le suspect ce samedi d'après midi a déclaré que l'état de santé de l'intéressé n'était pas compatible avec la mesure de garde à vue. 


Il a été conduit à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police, dans l'attente de sa présentation devant un juge d'instruction lorsque son état de santé le permettra. Les investigations se poursuivent. Un point sera fait dimanche dans la matinée par voie de communiqué.   

11 INTERPELLATIONS A PARIS


Onze personnes ont été interpellées lors de heurts avec les forces de l'ordre en marge de la manifestation à Paris en hommage aux trois Kurdes tués la veille près d'un centre culturel kurde de la capitale, a annoncé le préfet de police de la capitale. Ces personnes ont été arrêtées "essentiellement pour des dégradations", a indiqué sur BFMTV Laurent Nuñez.


31 membres des forces de l'ordre ont été légèrement blessés et un manifestant a été touché à l'arcade sourcillière, a-t-il ajouté. Côté dégradations, "une quinzaine de vitrines ont été étoilées, pas brisées". 

HEURTS A MARSEILLE 


Des heurts sont survenus à Marseille à la fin de la manifestation en hommage aux Kurdes tués à Paris, avec notamment deux voitures de police garées devant un commissariat incendiées et des jets de projectiles, selon un journaliste de l'AFP et la police.


En milieu d'après-midi, le cortège qui a compté jusqu'à 1.500 personnes, a été dispersé par les forces de l'ordre au moyen de gaz lacrymogènes après son arrivée devant la préfecture des Bouches-du-Rhône alors que de nombreux projectiles étaient lancés en direction des policiers par des manifestants. Plusieurs poubelles ont été brûlées devant l'édifice. 


Après ces échauffourées, certains manifestants ont mis le feu à de nombreuses poubelles et palettes en travers d'une artère du centre-ville reliant la préfecture à l'avenue de la Canebière d'où était parti le cortège. En contre-bas de cette avenue, deux voitures de police vides et garées devant le commissariat du premier arrondissement, dans le quartier de Noailles, ont été brûlées, a constaté un journaliste de l'AFP.


Le commissariat a également été caillassé, a précisé la Préfecture de police et des voitures de police dégradées par des jets de projectiles. Trois personnes avaient été interpellées et quatre policiers ont été légèrement blessés, selon la même source. 

"NOUS NE POUVONS PAS TRANSIGER AVEC LES RÈGLES DE DROIT"


"J'ai tenu à rappeler la différence entre un crime raciste, par nature odieux, et un acte terroriste", poursuit le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti, alors que les représentants de la communauté kurde ne croient pas à un acte uniquement raciste, mais estiment qu'il s'agit d'un acte terroriste. "La différence est l'adhésion, ou non, ou une idéologie politique revendiquée. J'ai également rappelé que le parquet national antiterroriste et le parquet de Paris étaient en contact permanent, que la qualification des infractions appartient à la seule compétence de l'autorité judiciaire. Elle est susceptible de modification au vu des éléments que l'enquête et l'instruction révèleront."


"J'ai rappelé, et c'est important, que les peines encourues sont les mêmes", indique le garde des Sceaux. "Enfin, la mise en liberté du suspect (qui venait de sortir de prison il y a une dizaine de jours, NDLR) résulte de l'application de la règle de droit. Dans une grande démocratie, nous ne pouvons pas transiger avec les règles de droit."

"LA FRANCE EST EN DEUIL"


"J'ai tenu à rencontrer une délégation de la communauté kurde, d'abord pour assurer de notre indéfectible soutien l'ensemble des Kurdes", déclare le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti, après avoir échangé avec des représentants de cette communauté. "Je pense aux familles, à leurs proches. La France est en deuil."

ONZE INTERPELLATIONS APRÈS LES INCIDENTS


"Onze interpellations ont été réalisées par les forces de sécurité intérieure, essentiellement pour dégradation", indique sur BFMTV Laurent Nuñez, préfet de police. "L'intervention a consisté à isoler le groupe de casseurs du reste de la manifestation, pour qu'elle puisse continuer à se dérouler normalement."

HOMMAGE


Les couleurs kurdes s'affichent sur la façade de la mairie du Xe arrondissement de Paris, en hommage aux victimes.

LES IMAGES DES TENSIONS


Des tensions ont éclaté ce samedi en marge du rassemblement à Paris en hommage aux trois militants kurdes tués la veille dans une fusillade. Au moins quatre voitures ont été renversées, dont une a été brûlée.

MANQUE DE PROTECTION ?


Au lendemain de la fusillade qui a fait trois morts dans le centre de Paris, la communauté kurde est en colère. Elle dénonce un manque de protection, à l'approche du dixième anniversaire d'une tuerie similaire dans la capitale.

"LE CŒUR DES KURDES A ÉTÉ VISÉ"


Au lendemain de la fusillade, la communauté kurde, ainsi que les habitants du quartier, sont toujours sous le choc.

UNE DÉLÉGATION KURDE AU MINISTÈRE DE LA JUSTICE


Le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, recevra les représentants de la communauté kurde ce samedi à 16h.

LE PROFIL DU SUSPECT


Le tireur présumé, un retraité de 69 ans, est décrit comme une "personne froide, pas du tout paniquée" au moment de son interpellation. "Il n'avait pas l'air d'avoir de regrets."

William M., le profil du suspectSource : JT 13h WE

VIOLENCES


Des violences ont éclaté entre manifestants et forces de l'ordre en marge du rassemblement organisé samedi à Paris pour rendre hommage aux trois Kurdes tués par un homme armé dans la capitale, ont constaté des journalistes de l'AFP.


Au moins quatre voitures ont été renversées, dont au moins une incendiée, et des poubelles brûlées sur le boulevard du Temple, près de la place de la République. Les forces de l'ordre, visées par des jets de projectiles, ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes.

TENSIONS EN MARGE DU RASSEMBLEMENT


Un rassemblement de la communauté kurde est en cours place de la République à Paris. Des tensions éclatent en marge de cette manifestation, le service d'ordre tente de ramener le calme. Des affrontements ont lieu entre certains manifestants et les forces de l'ordre, qui ont riposté avec des gaz lacrymogène.

Paris : tensions en cours dans la manifestation au lendemain de la fusilladeSource : TF1 Info

LA COMMUNAUTÉ KURDE TOUCHÉE DIX ANS APRÈS


Il y a dix ans, la communauté kurde avait déjà été touchée par une fusillade au cœur de Paris. Trois militantes avaient perdu la vie de balles dans la tête.

"CE N'EST PAS UN CRIME SEULEMENT RACISTE"


Au micro de LCI, Agit Polat, porte-parole du Conseil démocratique kurde de France, "ne croit pas" en un mobile uniquement "raciste" de la part du suspect. "C'est un crime terroriste, politique, orchestré par la Turquie, même si l'enquête à ce stade ne confirme pas notre version. Depuis 40 ans, qu'est-ce que les Kurdes ont eu comme problème avec l'extrême droite ? Ce n'est pas un crime seulement raciste."

Agit Polat, porte-parole du CDKF : "C'est un crime terroriste, politique, orchestré par la Turquie"Source : TF1 Info

RASSEMBLEMENT À PARIS


Plusieurs centaines de personnes sont rassemblées place de la République, à Paris, au lendemain de la fusillade.

Fusillade à Paris : la communauté kurde manifeste place de la RépubliqueSource : TF1 Info

Urgent

LA GARDE À VUE DU SUSPECT PROLONGÉE


La garde à vue du mis en cause est prolongée, annonce le parquet. Les investigations portent désormais sur des faits d'assassinats, tentatives d'assassinat, violences avec arme et infractions à la législation sur les armes à caractère raciste.


"L'ajout de cette circonstance ne modifie pas la peine maximale encourue, qui demeure la réclusion criminelle à perpétuité", précise-t-on de même source.

"POUR NOUS, C'EST TERRORISTE"


Fin de la réunion entre des représentants kurdes et le préfet de police, qui a duré un peu plus d'une heure. "Le préfet et toutes les autorités travaillent pour que la lumière soit faite", assure Agit Polat, porte-parole du Conseil démocratique kurde en France. "La qualification de l'enquête n'est pas définitive, elle peut évoluer et nous avons été rassurés. Nul doute que pour nous, c'est terroriste, des assassinats politiques orchestrés par la Turquie", évoquant également la tuerie d'il y a dix ans.


"Dans la journée ou les jours à venir, nous allons peut-être rencontrer le garde des Sceaux à sa demande", indique-t-il. "Nous sommes en colère, frustrés. Cela aurait pu être évité si le contact avait été établi avant. Assurer la sécurité de ce lieu était la responsabilité de l'État. Cet assassinat a confirmé nos craintes."

QUI SONT LES VICTIMES ?


Les trois victimes de la fusillade étaient des militants d'une association kurde.

APPEL AU CALME


Un rassemblement est prévu ce samedi à la mi-journée à Paris. "Les manifestations vont se poursuivre partout en Europe", assure au micro de franceinfo Agit Polat, porte-parole du Conseil démocratique kurde en France. "Les autorités doivent comprendre la gravité. Appel au calme et à la retenue, même si tout le monde est en colère."

Urgent

LE SUSPECT AFFIRME AVOIR AGI POUR "RACISME"


L'homme âgé de 69 ans a indiqué à un policier lors de son interpellation avoir agi parce qu'il était "raciste", selon une source proche du dossier à TF1-LCI.


Le suspect, qui a été maîtrisé dans un salon de coiffure à proximité avant l'intervention de la police, a été interpellé avec "une mallette" contenant "deux ou trois chargeurs approvisionnés, une boîte de cartouches calibre 45 avec au moins 25 cartouches à l'intérieur", a précisé cette source, confirmant une information du JDD.

LES RESPONSABLES DE LA COMMUNAUTÉ KURDE REÇUS À 10H


À 10h, le préfet de police Laurent Nunez recevra les responsables de la communauté kurde, à la demande d'Emmanuel Macron et de Gérald Darmanin. "Nous allons marteler nos critiques", indique Agit Polat, porte-parole du Conseil démocratique kurde en France, sur franceinfo. "À de multiples reprises, nous avions effectué des demandes de protection. Encore il y a dix jours. Personne ne nous a pris au sérieux."

ENQUÊTE


Les enquêteurs poursuivent samedi leurs investigations pour déterminer les raisons qui ont poussé l'homme de 69 ans à ouvrir le feu vendredi à Paris. Les investigations ont été confiées à la police judiciaire. Selon les premiers éléments de l'enquête, le mobile du racisme est une des pistes explorées, mais doit être confirmée, notamment par les déclarations du suspect lors de sa garde à vue.  La piste d'un attentat terroriste a, elle, été écartée à ce stade des investigations, selon la procureure.

RASSEMBLEMENT 


Un grand rassemblement doit avoir lieu ce samedi à midi, place de la République à Paris, à l'appel du Conseil démocratique kurde en France. Le porte-parole de ce dernier a déclaré attendre "des autorités françaises que toute la lumière soit faite sur cette affaire", lors d'une conférence de presse.

RÉUNION AVEC LES RESPONSABLES DE LA COMMUNAUTÉ KURDE 


Le préfet de Police Laurent Nunez recevra samedi matin, à 10 heures, les responsables de la communauté kurde, nous apprend la préfecture de police de paris sur Twitter. Une rencontre "à la demande du président de la République et du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

LE POINT À 22 HEURES 


- Trois personnes ont été tuées par balles et trois autres blessées dans le centre de Paris par un homme de nationalité française qui, selon le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, a voulu "manifestement s'en prendre à des étrangers" et aurait agi seul.


- L'homme de 69 ans, connu pour des faits précédents de violences avec arme, a été interpellé peu de temps après les faits et placé en garde à vue.


- Les tirs se sont produits dans la rue d'Enghien, dans le Xe arrondissement de la capitale, au niveau d'un centre culturel kurde, et créé la panique dans ce quartier commerçant animé et prisé de la communauté kurde.


- "Trois personnes sont décédées : deux devant le centre culturel kurde, une autre dans un restaurant, et une autre lutte contre la mort", a détaillé M. Darmanin lors d'un point presse sur place dans l'après-midi. Deux personnes sont mois sérieusement atteintes et le tireur présumé a été, lui aussi, légèrement blessé lors de son arrestation.


- Emmanuel Macron a dénoncé une "odieuse attaque" dont "les Kurdes de France ont été la cible". Le chancelier allemand Olaf Scholz a dénoncé un "acte horrible".


- Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour assassinat, tentative assassinat, violences volontaires avec armes et infraction à la législations sur les armes, confiée à la police judiciaire.


- Cette attaque a suscité une vive tension dans le quartier. Dans l'après-midi, de violents incidents ont éclaté entre manifestants kurdes et forces de l'ordre, qui ont répliqué à des lancers de projectiles par des jets de gaz lacrymogènes.


- L'enquête judiciaire toujours en cours en France a relevé "l'implication" de membres des services secrets turcs, sans désigner de commanditaires. Le porte-parole du Conseil démocratique kurde en France (CDK-F) a jugé "inadmissible que le caractère terroriste (de l'attaque) ne soit pas retenu".  "La situation politique en Turquie concernant le mouvement kurde nous laisse très clairement penser que ce sont des assassinats politiques", a souligné Agit Polat.

RÉACTION DE BLINKEN


Le secrétaire d'État américain Anthony Blinken présente ses condoléances après un "jour funeste". "Mes plus sincères condoléances vont aux victimes de l'attentat au centre culturel kurde de Paris. Mes pensées vont aux membres de la communauté kurde et au peuple de France en ce jour funeste", a tweeté le conseiller adjoint à la sécurité nationale.

LES TENSIONS SONT RETOMBÉES


Peu après cette fusillade à Paris, des heurts ont éclaté entre des manifestants kurdes et les forces de l'ordre qui sécurisaient la scène du crime. Quelle est la situation en ce moment ?

Fusillade à Paris : heurts entre des membres de la communauté kurde et les forces de l'ordreSource : JT 20h WE

PÈRE DU SUSPECT


"Il a dû manigancer son truc tout seul", a supposé vendredi le père de l'homme interpellé après une fusillade au cœur de Paris. Trois personnes ont été tuées et trois autres blessées à l'issue de ce drame.

MANIFESTATION A MARSEILLE 


À Marseille, environ 150 kurdes ont défilé dans une manifestation non déclarée entre la Canebière et la préfecture où ils ont été bloqués par un cordon policier. Quatre personnes ont été interpellées en marge de la manifestation.

5 POLICIERS BLESSÉS 


Alors que la situation s'est apaisée dans la zone de la fusillade, cinq policiers ont été blessés et une personne a été interpellée pour des violences sur les forces de l'ordre, a indiqué à l'AFP une source policière. Des centaines de manifestants sont toujours sur place. 

OLAF SCHOLZ


À l'international, l'attaque meurtrière de la rue d'Enghien fait aussi réagir. Le chancelier allemand a ainsi dénoncé, sur Twitter, un "acte terrible qui a secoué Paris et la France. Mes pensées vont aux victimes et à leurs familles", a écrit Olaf Scholz.

"ATTAQUE TERRORISTE"


Lors d'une conférence de presse, le Conseil Démocratique Kurde en France (CDKF) a dénoncé un "horrible attentat" visant le siège de dizaines d'associations kurdes en France. Celles-ci dénoncent une "attaque terroriste et politique", s'indignant que le caractère terroriste n'a pas encore été retenu par les autorités. 

EMMANUEL MACRON 


Le chef de l'État a réagi au triple meurtre rue d'Enghien, à Paris (Xe), devant un centre communautaire Kurde. Emmanuel Macron a adressé un message sur Twitter aux "Kurdes de France" qui ont été la cible d'une "odieuse attaque". La Première ministre Elisabeth Borne a, elle, dénoncé un "crime odieux".

APPEL À SE MOBILISER À GAUCHE


Alors que le ministre de l'Intérieur lui-même a reconnu le caractère raciste de l'attaque qui a fait trois morts ce vendredi à Paris, la gauche dénonce les violences de l'extrême droite. Les élus de la Nupes appellent le gouvernement et les Français à saisir l'ampleur du "danger que représente l'extrême droite".

COLÈRE DE LA COMMUNAUTÉ KURDE


Les victimes font partie de la communauté kurde de France. Quelques heures après le drame, des heurts ont éclaté à proximité de la scène de crime.

UN SUSPECT "TAISEUX" ET "RENFERMÉ" 


L'homme de 69 ans, soupçonné d'avoir tué trois personnes et blessé trois autres dans le centre de Paris vendredi ne "disait rien" et "a dû manigancer (l'attaque) tout seul", a raconté son père à l'AFP. Connu pour des faits précédents de violences avec armes, ce conducteur de train à la retraite, de nationalité française, a été interpellé peu de temps après les faits et placé en garde à vue.


"C'était un taiseux, comme on dit. J'aimais pas trop parce que j'aimais bien qu'il s'exprime, mais il était vraiment renfermé. Il ne vivait pas comme tout le monde", a déclaré son père, 90 ans, cheveux gris en bataille et robe de chambre foncée. "Ce matin, il n'a rien dit en partant (...) Il est cinglé. Il est fou", a-t-il ajouté. 

HEURTS 


Des heurts ont éclaté près de la rue où trois personnes Kurdes sont mortes dans une attaque meurtrière du centre de Paris. La police a tiré des grenades lacrymogènes sur les manifestants, qui ont en retour lancé des projectiles dans leur direction. Au moins un policier a été blessé.

ATTAQUE AU SABRE EN 2021


Interpellé, le suspect était déjà connu de la police et de la justice pour une attaque au sabre notamment.

RÉACTION D'EMMANUEL MACRON 


Sur Twitter, le président de la République, qui a fait savoir qu'il suivait de près le dossier de l'attaque mortelle rue d'Enghien, a adressé ses pensées aux victimes, condamnant une "odieuse attaque" contre les "Kurdes de France".  

APPEL À MANIFESTER 


Le Conseil démocratique Kurde en France appelle à manifester samedi, à midi, place de la République à Paris, suite "à l'attentat terroriste contre [leur] siège".

MOTIVATIONS DU MEURTRIER


Depuis les lieux de la fusillade qui a fait trois morts à Paris ce vendredi, Gérald Darmanin a confirmé le caractère raciste de l'attaque. Le ministre de l'Intérieur a également réclamé une surveillance accrue des lieux où la communauté kurde se réunit partout sur le territoire.

RENFORTS ÉQUIPÉS SUR PLACE 


De plus en plus de policiers sont équipés en tenue de maintien de l'ordre et capable de protéger face aux jets de projectiles. Leur arrivée a permis de calmer la situation sur place.

ACCALMIE 


Alors que des forces de l'ordre sont arrivées en renforts, les échauffourées se sont calmées aux alentours des lieux de la fusillade. Certains manifestants crient toujours des slogans en Kurde, contre le président Turc Erdogan notamment, rapportent nos envoyés spéciaux sur place.

LE POINT À 17 HEURES 


- Un homme de 69 ans a tiré plusieurs coups de feu dans la matinée, rue d'Enghien, dans le Xe arrondissement de Paris ce vendredi à la mi-journée.


- Au moins trois personnes sont mortes, auxquelles il faut ajouter un blessé en urgence absolue et trois en urgence relative, dont le tireur présumé.


- L'assaillant présumé a été interpellé et transporté à l'hôpital. C'est un homme né en 1953, à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, d'origine française et retraité de la SNCF. Il est déjà connu pour deux tentatives d'homicide, violences aggravées et infraction à la législation sur les armes.


- Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin s'est rendu sur place pour une conférence de presse. Après avoir présenté ses condoléances aux victimes et à la communauté Kurde, il a confirmé que l'auteur des faits a "voulu manifestement s'en prendre à des étrangers", même s'il reste à prouver qu'il visait "spécialement (...) les kurdes".


- Suite  cette conférence de presse, des heurts ont éclaté entre des manifestants et la police, qui a appelé des renforts afin de stabiliser la situation.

UN POLICIER BLESSÉ


Selon notre journaliste sur place, Claire Cambier, au moins un policier a été blessé dans les heurts qui ont éclaté il y a quelques minutes. Les forces de l'ordre n'étaient pas équipées pour faire face à une manifestation au moment des faits. Elles étaient déployées pour sécuriser les lieux de la fusillade. Des renforts équipés pour le rétablissement de l'ordre sont en route.

"ON NOUS TUE"


À une centaine de mètres des lieux des tirs meurtriers, une journaliste de l'AFP a rencontré des membres de la communauté kurde, qui se sont aussitôt rassemblés pour crier leur colère et chagrin. Avec en tête le triple assassinat de kurdes du PKK, il y a neuf ans, dans le même arrondissement.


"Ça recommence, vous ne nous protégez pas. On nous tue !", a hurlé en pleine rue une jeune réfugiée kurde (qui a refusé d'être identifiée) avant de prendre son visage dans ses mains et d'être sortie de la foule par ses camarades en état de choc.

HEURTS EN COURS 


Sur place, nos journalistes assistent aux heurts qui ont éclaté juste après la conférence de presse de Gérald Darmanin. Ces échauffourées sont toujours en cours. 

Fusillade à Paris : débordements aux abords de la scène du crimeSource : TF1 Info

CELLULE PSYCHOLOGIQUE 


Dès 15 heures ce vendredi, la mairie du Xe arrondissement de Paris a ouvert dans ses locaux une cellule d'urgence médico-psychologique opérée par le SAMU de Paris. "Cette cellule accueille toutes celles et tous ceux qui en éprouveraient le besoin", écrit la mairie du Xe sur son site. 


Adresse : 72, rue du faubourg Saint-Martin ; 

Informations par téléphone : 01 53 72 10 10

UNE ATTAQUE RACISTE, CONFIRME DARMANIN


Selon Gérald Darmanin, l'auteur des faits a "voulu manifestement s'en prendre à des étrangers", même s'il reste à prouver qu'il visait "spécialement (...) les kurdes".


"Il n'est pas certain que cette personne ait un engagement politique, même si ses motivations étaient une attaque contre des étrangers", a-t-il ajouté. "A l'heure où je vous parle il n'était pas connu pour des faits d'ultra-droite", a-t-il précisé.

UNE SURVEILLANCE ACCRUE DES LIEUX OÙ SE REUNIT LA COMMUNAUTÉ KURDE


Gérald Darmanin a indiqué à la presse que la communauté kurde ferait l'objet d'une vigilance accrue partout sur le territoire. "J'ai demandé à tous les services de police et de gendarmerie à Paris et partout sur le territoire de protéger les lieux où se réunit la communauté kurde mais aussi les emprises diplomatiques turques", a-t-il déclaré. "Je vais présider ce soir une réunion spécifique pour regarder les menaces éventuelles et complémentaires que pourrait connaitre la communauté kurde", a-t-il ajouté, précisant qu'à ce stade "nous n'avons pas de signalement particulier".


Aussi, "nous avons décidé, à la demande du président de la République et de la Première ministre, de permettre à ceux qui veulent manifester de le faire dans les meilleures conditions possibles", a indiqué le ministre de l'Intérieur. "Nous n'oublions pas qu'il y a dix ans des femmes kurdes ont été assassinées et que ce triste anniversaire devait être commémoré par les kurdes. Evidemment nous permettrons leur sécurité pour ces manifestations, aujourd'hui ou au début du mois de janvier."

DÉBORDEMENTS 


Aux abords de la rue d'Enghien, des débordements sont en cours. Plusieurs personnes chargent la police, qui réplique avec des gaz lacrymogènes. 

LES CONDOLEANCES DE DARMANIN AUX VICTIMES ET À LA COMMUNAUTÉ KURDE


Devant la presse, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a exprimé ses "sincères condoléances" et dit son "émotion profonde" aux "victimes", à "leurs familles" et à "ceux qui luttent encore pour rester en vie". "J'ai un mot tout particulier pour la communauté kurde qui aujourd'hui connaît de nombreuses pertes."


"Des moyens sont donnés aux services saisis par la procureure de Paris pour résoudre très vite cette enquête et connaître les motivations de ce tueur qui manifestement a agi seul", a indiqué le ministre.

IMAGES DE L'ARRESTATION DU SUSPECT 


Un homme a ouvert le feu vendredi 23 décembre dans une rue du 10e arrondissement de Paris. Trois personnes sont mortes et plusieurs autres ont été blessées. Voici les images de l'interpellation du suspect.

DARMANIN ARRIVÉ SUR LES LIEUX 


Le ministre de l'Intérieur devrait s'exprimer d'ici à quelques minutes depuis la rue d'Enghien. Il s'est préalablement entretenu avec les élus présents sur place.

DOCUMENT TF1/LCI 


Le suspect de l'attaque qui a fait au moins trois morts, ainsi que plusieurs blessés, dont trois en urgence absolue, a été arrêté peu après les faits. Voici les images de son interpellation.

Fusillade à Paris : les images de l'arrestation du suspectSource : TF1 Info

DEUX TENTATIVES D'HOMICIDE EN 2016 ET 2021


Selon deux sources policières, le suspect, un homme âgé de 69 ans, conducteur de train à la retraite, est connu pour deux tentatives d'homicide commises en 2016 et décembre 2021. Il est en revanche inconnu des fichiers du renseignement territorial et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a précisé l'une de ces deux sources.  


Le premier antécédent concernerait, selon la procureure de Paris Laure Beccuau, "des faits en Seine-Saint-Denis où il serait passé récemment en jugement, aurait été condamné, mais à la suite de la condamnation un appel aurait été interjeté par le parquet". Le second antécédent serait "lié à des faits qui se seraient passés du côté de Bercy à Paris", a poursuivi la magistrate. Les faits visés se sont déroulés le 8 décembre 2021. Une source policière avait à l'époque indiqué à l'AFP que l'homme était soupçonné d'avoir blessé à l'arme blanche au moins deux migrants dans un campement à Paris et dégradé plusieurs tentes d'un campement du parc de Bercy, dans le XIIe arrondissement de la capitale.

LE RAPPEL DES FAITS


Voici ce que l'on sait à 15h : 

- Un homme de 69 ans a tiré