Proviseur menacé de mort au lycée Ravel : un homme de 26 ans jugé mardi à Paris

par A.S avec AFP
Publié le 23 avril 2024 à 11h54

Source : TF1 Info

Un homme âgé de 26 ans doit comparaître ce mardi à 13h30 devant la 23e chambre du tribunal correctionnel.
Ce dernier est jugé pour avoir menacé le proviseur du lycée Maurice Ravel sur Internet après une altercation avec une élève de BTS pour qu'elle enlève son voile.
Il encourt cinq ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.

Il devait être jugé mi-mars mais avait demandé un délai pour préparer sa défense. Ce mardi à 13h30, un homme âgé de 26 ans doit comparaître devant la 23e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour "provocation publique non suivie d'effet à commettre une atteinte volontaire à la vie". Ce dernier est poursuivi pour avoir menacé de mort sur internet le proviseur du lycée Maurice-Ravel, après une altercation avec une élève de BTS pour qu'elle enlève son voile, une affaire qui avait suscité une vague d'indignation en France.  

Le 28 février, ce proviseur avait rappelé à trois élèves leur obligation de retirer leur voile dans l'enceinte de l'établissement. L'une d'elles, majeure et scolarisée en BTS, avait ignoré le proviseur, ce qui a provoqué une altercation. Des menaces de mort à l'encontre du proviseur avaient ensuite été proférées sur internet. L'enquête du pôle national de lutte contre la haine en ligne, division spécialisée du parquet de Paris, avait abouti à l'interpellation du suspect. Placé sous contrôle judiciaire, le prévenu encourt cinq ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.

"Il faut le brûler, ce chien !"

Selon Me Lec, avocat du proviseur, le prévenu qui est le frère d'une autre élève de ce lycée, est soupçonné d'avoir publié sur les réseaux sociaux un message proclamant : "Il faut le brûler, ce chien !". 

Le jeune homme aurait proféré ces menaces après que sa sœur lui eut rapporté ce qui s'était passé dans l'établissement scolaire. Mais la version de la jeune fille, pas directement témoin des faits, était mensongère, selon l'avocat.

Le proviseur, qui depuis l'altercation a quitté ses fonctions selon lui "pour des raisons de sécurité", ne sera pas présent au tribunal correctionnel, a indiqué Me Lec.

Plainte et dénonciation calomnieuse

L'élève qui n'avait pas retiré son voile a, de son côté, déposé plainte "pour violences n'ayant pas entraîné d'incapacité de travail", et le proviseur pour "acte d'intimidation envers une personne participant à l'exécution d'une mission de service public pour obtenir une dérogation aux règles régissant ce service". 

Le Premier ministre, Gabriel Attal, a annoncé fin mars une plainte pour "dénonciation calomnieuse" contre la jeune femme. 


A.S avec AFP

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