Incendies en série à Pau : un suspect écroué

M.L (avec AFP)
Publié le 26 mai 2022 à 15h43
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Plusieurs incendies, étrangement rapprochés dans le temps, avaient ravagé ces dernières semaines des bâtiments et voitures à Pau.
Un homme de 33 ans a été identifié comme le suspect principal derrière ces départs de feu.
Il a reconnu les faits mais ses motivations restent "peu claires" à ce stade de l'enquête.

Si les faits sont reconnus, les motifs derrière ces gestes, eux, restent encore énigmatiques. Un homme suspecté d'avoir déclenché ces dernières semaines près d'une dizaine d'incendies à Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, a été mis en examen et placé en détention provisoire, a appris jeudi l'AFP auprès du parquet et de source policière. L'homme, âgé de 33 ans, est suspecté d'avoir incendié un immeuble de 16 appartements la nuit de 3 au 4 mai, puis, une semaine plus tard, l’aumônerie du presbytère de l'église Saint-Pierre, dans le quartier universitaire, ainsi que plusieurs véhicules dans le quartier Saragosse.

L'incendie de l'immeuble d'habitation avait entraîné l'évacuation de 20 personnes et blessé une femme, qui avait sauté du deuxième étage pour échapper aux flammes, tandis que celui de l’aumônerie "aurait pu coûter la vie des deux prêtres qui dormaient à ce moment-là au premier étage" selon l'évêque de Bayonne, Marc Aillet. Par ailleurs, la caisse de l'aumônerie du presbytère, qui contenait 300 euros, avait été volée, tout comme un ordinateur, selon France Bleu

Interpellé mardi, le suspect a été placé en détention provisoire et mis en examen pour "destruction par incendie" et "destruction par incendie qui a entrainé une ITT supérieure à 8 jours", a indiqué le vice-procureur de la République de Pau Sébastien Baraldi. Le suspect, déjà condamné pour "des faits mineurs", a reconnu les faits devant le juge d'instruction mais ses motivations restent "peu claires" à ce stade de l'enquête, a-t-il ajouté.

L'homme, filmé par une caméra de vidéosurveillance, a ensuite été identifié par des traces d’ADN sur des débris de verre quand il a pénétré dans le presbytère, selon une source policière.


M.L (avec AFP)

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