Le pass vaccinal, plus qu'un mauvais souvenir ?

Le député LaREM Romain Grau agressé par des manifestants anti-pass à Perpignan

La rédaction de TF1info
Publié le 22 janvier 2022 à 22h39, mis à jour le 26 janvier 2022 à 22h35
JT Perso

Source : JT 20h WE

VIOLENCES - En marge d'une mobilisation contre le pass vaccinal, samedi à Perpignan, le député LaREM a été pris à partie par des manifestants rassemblés devant sa permanence.

Un élu à nouveau pris pour cible. Le député LaREM Romain Grau, ainsi qu'un conseiller du ministre de la Justice et un des voisins du parlementaire, ont été agressés en marge d'une manifestation anti-pass, samedi à Perpignan. 

Alors que le cortège passait à proximité, des manifestants se sont rendus à la permanence du député, où ce dernier était présent avec le conseiller parlementaire d'Eric Dupond-Moretti, Guillem Gervilla. 

Un dialogue qui s'est très rapidement tendu

"Nous sommes sortis leur parler et là, nous avons été pris à partie très violemment", a indiqué Romain Grau à l'AFP. Le député, qui a publié sur Twitter une vidéo de l'incident, estime à environ 250 le nombre de personnes présentes. "Ça a duré une grosse demi-heure et cette demi-heure nous a paru très longue", confiait encore le député dans le reportage TF1 en tête de cet article, décrivant "des invectives et des provocations qui n'avaient qu'une seule idée précise, c'était nous provoquer suffisamment pour que tout ça se finisse en bain de sang et en lynchage". 

"J'ai reçu un coup de poing sur le menton", a précisé le député tandis qu'un commerçant voisin "s'est fait gifler" en tentant de s'interposer. Finalement, celui-ci permet au député de se réfugier chez lui. "Nous nous sommes réfugiés en haut de l'escalier en se disant que ça allait se calmer, surement", a raconté Romain Grau. Après les crachats et d'ultimes injures, les manifestants se sont en effet rapidement dispersés. 

Le parlementaire a porté plainte dimanche après avoir reçu de nombreux messages de soutien de la part du gouvernement. Les violences contre les élus ont enregistré une forte hausse en 2021, selon les données du ministère de l'Intérieur. Selon un bilan les comptabilisant entre janvier et novembre 2021, 1186 élus ont été pris pour cibles. Parmi eux, plus de 600 maires et 162 représentants du Parlement.

Cette poussée serait notamment liée au mouvement antivax et anti-pass : plus de 300 plaintes pour "menace de mort" ont été déposées par des élus depuis juillet et l'entrée en vigueur du pass sanitaire, dont 60 plaintes depuis début janvier. Face à cette recrudescence, le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a annoncé que cette dernière se constituerait partie civile dans chaque affaire. 


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