Sur la stèle "promenade de la plage Pierre Mendès France, homme d'Etat 1907-1982", le mot "homme" a été rayé et remplacé par le mot "chien".
Un acte jugé antisémite par le petit-fils de l'ancien chef du gouvernement.
Le maire de Marseille Benoît Payan a "condamné avec la plus grande fermeté tous les actes antisémites qu'ils soient à Marseille ou ailleurs".

Une stèle en mémoire de Pierre Mendès France vandalisée à Marseille. Sur la stèle "promenade de la plage Pierre Mendès France, homme d'Etat 1907-1982", le mot "homme" a été rayé et le mot "chien" tracé au-dessus à la peinture blanche. Cet acte a été révélé ce dimanche 19 mai sur le réseau social X par Tristan Mendès France, le petit-fils de l'ancien chef du gouvernement, président du Conseil des ministres de juin 1954 à février 1955, qui fut plusieurs fois ministre. Tristan Mendès France a posté une photo de la stèle taguée, avec ce commentaire : "On m'informe de cet acte de vandalisme sur une plaque portant le nom de mon grand-père à Marseille. Vue l'atmosphère, peu de doute sur son caractère antisémite."

En réponse à ce post, le maire divers gauche de la deuxième ville de France, Benoît Payan, a "condamné avec la plus grande fermeté tous les actes antisémites qu’ils soient à Marseille ou ailleurs". "Les services de la ville sont mobilisés et je saisis le Procureur de la République. Vous avez tout notre soutien", a-t-il ajouté, toujours sur le même réseau social.

Une hausse de 300% des actes antisémites

Jeudi 16 mai, le parquet de Marseille a ouvert une enquête après la découverte d'un tag sur le mur d'enceinte d'une synagogue d'un quartier de la ville, représentant une croix gammée (à trois branches seulement) mélangée à une étoile de David, avec l'acronyme NSDAP, celui du parti nazi allemand.

Les trois premiers mois de l'année ont connu une flambée des actes antisémites en France sur fond du conflit israélo-palestinien, avec une augmentation de +300% (à 366 recensés), selon le Premier ministre Gabriel Attal. Mercredi 15 mai, une enquête a été ouverte par le parquet de Paris après que des mains rouges ont été taguées sur le Mur des Justes à l'extérieur du Mémorial de la Shoah dans la capitale.


JC

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