Cold cases : 37 enquêtes reprises par le nouveau pôle

Alexandra GUILLET
Publié le 14 septembre 2022 à 17h59
JT Perso

Source : TF1 Info

Marion Wagon, Fabrice Ladoux, "Le Grêlé"…
Six mois après sa création, le pôle dédié aux crimes sériels ou non élucidés, a repris 37 dossiers sur les 193 reçus.

"On est opérationnel, les investigations ont commencé", s’est félicité, mardi 13 septembre, le président du tribunal de Nanterre, Benjamin Deparis, lors d’un point presse d’étape organisé six mois après la création officielle du pôle dédié aux crimes sériels ou non élucidés. "Le challenge est immense pour l’institution judiciaire, nous avons tous à l’esprit l’attente immense des familles", a poursuivi le magistrat avant d’annoncer qu’à ce stade, 193 affaires non élucidées ont été identifiées comme susceptibles de pouvoir intégrer le pôle, et que sur ces 193 affaires, le pôle s’en est saisi de 37 (contre seulement 7 en mai en dernier). 

Marion Wagon, "Le Grêlé"...

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Le plus ancien de ces dossiers pris en charge par le pôle remonte à 1972 avec la disparition, le soir de Noël, de la famille Ménichaud en Charente, alors que les plus récents datent de 2020. Concernant la tuerie de Chevaline (2012) et les disparus du Fort du Tamié en Savoie (2011 et 2012), les échanges sont toujours en cours entre les autorités judiciaires locales et le pôle "cold cases". Sur les 37 dossiers, 16 proviennent du ressort de la cour d’appel de Paris, 4 de l’Isère, 2 des Yvelines.

"D’ici la fin de l’année, une quarantaine d’autres dossiers devraient encore rejoindre le pôle", a déclaré le procureur de la République de Nanterre, Pascal Prache. À terme, l’objectif est que chaque juge d'instruction ait entre 25 et 30 dossiers entre ses mains. "On y arrivera vite mais dépasser ce nombre de dossiers par cabinet d'instruction serait déraisonnable", estime Benjamin Deparis. "On sait qu’il y a une attente forte des familles mais il faut aussi que le pôle puisse fonctionner réellement pour qu’on ait des affaires élucidées", abonde Pascal Prache. Ils espèrent le renfort de 2 ou 3 juges d’instruction supplémentaires dès 2023. 


Alexandra GUILLET

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