SUITES DE L'ENQUÊTE - Issues de l'entourage de l'auteur de l'agression au couteau, lundi, d'une équipe de policiers devant le commissariat de Cannes, trois personnes ont été interpellées. La piste terroriste est pour l'instant écartée.

L'enquête sur l'attaque au couteau qui a visé une patrouille de policiers devant le commissariat de Cannes, lundi 8 novembre au matin, se poursuit. Trois personnes ont ainsi été interpellées dans la soirée de lundi. 

Selon des informations de TF1/LCI, ils font tous les trois partie de l'entourage de l'auteur de l'agression, actuellement pris en charge au centre hospitalier de Nice après avoir été touché par des tirs de riposte. Parmi les trois personnes interpellées, l'un habitait occasionnellement chez l'agresseur et un autre serait une connaissance du travail.

Ce que l'on sait de l'avancée de l'enquête

Une piste terroriste ? L'enquête a été confiée à l'antenne de Nice de la Police judiciaire de Marseille. Si lors de l'attaque, le ressortissant algérien aurait mentionné "le prophète", l'enquête reste ouverte pour "tentative d'assassinat sur fonctionnaires de la police nationale". La perquisition réalisée au domicile de l'assaillant n'a ainsi mis en exergue aucun élément de radicalisation ou d'adhésion à une organisation djihadiste. La piste terroriste est donc pour le moment écartée. 

Qui est l'auteur de l'agression ? Totalement inconnu des services de renseignement, l'agresseur, "de nationalité algérienne et âgé de 37 ans", était "totalement inconnu des services de renseignement", précise un communiqué du procureur de la République de Grasse. Selon nos informations, Lakdar B. possédait un titre de séjour italien et "avait demandé une carte de résident en France" qui ne lui avait pas été accordée. Blessé lors de son interpellation, son pronostic vital ne serait pas engagé.

Comment vont les victimes de l'agression ? L'auteur de l'attaque a porté de violents coups de couteaux à deux policiers, cependant ceux-ci n'ont pas été blessés, car protégés par leurs gilets pare-balles. Le communiqué du procureur de la République assure malgré tout que les policiers "demeuraient choqués par la violence des coups reçus"

"Je pense que nous pouvons souffler un ouf de soulagement", avait cependant insisté Gérald Darmanin, lors de son intervention face à la presse, devant le commissariat de Cannes où se sont déroulés les faits, à environ 500 mètres du palais des festivals et de la Croisette.


La rédaction de TF1info , avec le service police justice de TF1/LCI

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