Policier lynché à Bagnolet : un homme condamné à deux ans de prison ferme

Publié le 30 avril 2021 à 15h54
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

JUSTICE - L'auteur principal de l'agression de deux policiers qui a eu lieu en début de semaine à Bagnolet (Seine-Saint-Denis) a été condamné jeudi à deux ans de prison ferme et à une interdiction de séjour dans le département pendant cinq ans.

"Tuez-le, c’est un sale chien de flic", "Fumez-le, c’est un schmitt, tuez-le !" : voici les mots qui ont été prononcé lundi dernier à Bagnolet (Seine-Saint-Denis) à l'encontre d'un policier à l'occasion d'une opération anti-stups. Le fonctionnaire âgé de 32 ans n'a pas fait qu'essuyer que des insultes ce jour-là. Quelques minutes plus tard, se trouvant isolé face à un groupe d'individus, il avait été lynché. 

Sauvé par un collègue, le policier a porté plainte dès le lendemain des faits. Dans son procès-verbal que LCI a pu consulter, il témoigne de la violence des événements. "Je me faisais lyncher au sol. Je continue à recevoir des coups de pied type pénalty pleine tête, je ne suis protégé que par mon casque de moto. […] Ma tête faisait des allers-retours gauche-droite sous la violence des coups et j’entends encore 'on va te fumer, on va te crever, sale fils de pute, sale keuf'". 

Plusieurs jours d'ITT

Mercredi, deux personnes avaient été placées en garde à vue pour violences en réunion sur personne dépositaire de l’autorité publique avant de faire l'objet d'une comparution immédiate jeudi.  L'agresseur principal est un SDF né au Maroc le 13 mai 1989 dont le casier judiciaire est vierge. Il comparaissait pour "violences avec ITT inférieur à juit jours" aggravées par la circonstance que les faits ont été commis à plusieurs et sur personnes dépositaires de l’autorité publique. 

Il a été condamné à deux ans de prison ferme avec mandat de dépôt et à une interdiction de séjour dans le département  de la Seine-Saint-Denis pendant cinq ans. 

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À l'audience, le principal prévenu a nié avoir porté des coups. Le fonctionnaire lynché s'est vu prescrire quatre jours d’incapacité temporaire de travail après les faits. Son collègue qui lui est venu en aide et qui a lui aussi été frappé s'est vu prescrire deux jours d'ITT. 

 

Selon les derniers chiffres connus et révélés par Le Figaro à l'automne dernier, 7 399 agents du gardien à l'officier en passant par le commissaire ont été blessés dans l'exercice de leurs fonctions en 2019, contre 3 842 en 2004. 


La rédaction TF1 Info

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