Eric Zemmour, de polémiste à candidat à la présidentielle

Pourquoi Éric Zemmour retourne au tribunal ce mercredi

ER avec AFP
Publié le 17 novembre 2021 à 6h35
Eric Zemmour au salon du "made in France", le 14 novembre 2021.

Eric Zemmour au salon du "made in France", le 14 novembre 2021.

Source : Thomas SAMSON / AFP

PROCÈS - L'éditorialiste polémiste d'extrême droite est de nouveau cité à comparaître pour complicité de provocation à la haine raciale et d'injure raciale, ce mercredi 17 novembre, pour des propos sur les migrants mineurs prononcés en 2020 sur CNews.

Depuis plus de dix ans, ses sorties provocantes sur l'islam, les immigrés ou l'histoire de France lui ont valu une quinzaine de procédures judiciaires. Éric Zemmour comparaît de nouveau mercredi 17 novembre pour des propos sur les migrants mineurs isolés qu'il avait alors qualifiés de "voleurs, assassins, violeurs", sur la chaîne Cnews en 2020. Il sera jugé par le parquet de Paris pour complicité de provocation à la haine raciale et d'injure raciale. 

Lors d'un débat de l'émission "Face à l'info" sur les mineurs isolés après un attentat devant les ex-locaux de Charlie Hebdo, le chroniqueur avait déclaré : "ils n'ont rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c'est tout ce qu'ils sont, il faut les renvoyer et il ne faut même pas qu'ils viennent".

Canal+ comparaîtra au côté d'Éric Zemmour

L'audience aurait dû se tenir le 8 septembre, mais a été renvoyée en raison du grand nombre de parties civiles. Une trentaine d'entre elles se sont constituées, dont les associations SOS Racisme, la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et la Maison des Potes, ainsi qu'une vingtaine de conseils départementaux, les mineurs non accompagnés étant pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, gérée par les départements. "Il s'agit de jeunes qui ont le droit à la protection et à un accueil digne", a déclaré à l'AFP le président (PS) du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, constitué partie civile.

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Comme c'est l'usage dans les procès de presse, le patron de Canal+ sera jugé aux côtés d'Eric Zemmour, en tant que diffuseur des propos. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a d'ores et déjà sanctionné en mars la chaîne d'information d'une amende de 200.000 euros, pour "incitation à la haine" et "à la violence". "Contrainte" par une décision du CSA, CNews avait annoncé mi-septembre qu'Eric Zemmour, locomotive des audiences depuis son arrivée sur la chaîne en 2019, n'interviendrait plus dans l'émission.

L'avocat d'Éric Zemmour, Olivier Prado a indiqué que le polémiste ne serait pas présent à l'audience, "pour la sérénité des débats" et éviter de transformer le tribunal correctionnel de Paris en "arène politique".


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