Attentats de Bruxelles : la cour d'assises a entamé les débats ce lundi

Publié le 5 décembre 2022 à 12h13
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Le procès des attentats commis à Bruxelles le 22 mars 2016 s'est ouvert ce lundi dans la capitale belge.
Dix accusés sont jugés dont l'un, présumé mort, en son absence.
Le procès doit durer jusqu'en juin.

Cinq jours après le tirage des jurés, la cour d'assises de Bruxelles a entamé, ce lundi 5 décembre à 10h, les débats au procès des attentats djihadistes qui ont fait 32 morts en 2016 dans la capitale belge. Cette nouvelle étape constitue un moment à la fois attendu et redouté par des victimes encore traumatisées.

Le matin du 22 mars 2016, deux djihadistes s'étaient fait exploser dans le hall des départs de l'aéroport de Bruxelles-Zaventem, et un troisième plus d'une heure plus tard dans une station de métro du quartier européen, causant 32 morts et plusieurs centaines de blessés. Ces attentats-suicides, revendiqués par le groupe État islamique, ont été perpétrés par la cellule djihadiste déjà à l'origine des attaques du 13 novembre 2015 (130 morts à Paris et Saint-Denis).

Face au neuf accusés, dont le Français Salah Abdeslam - seul membre encore en vie des commandos du 13-Novembre, arrêté à Bruxelles quatre jours avant les attentats de mars 2016 - plus d'un millier de personnes réclament la réparation d'un préjudice. Parmi ces parties civiles, des parents ou proches des 32 tués, des personnes blessées par les explosions ou traumatisées par les "scènes de guerre" vécues ce jour-là.

Venir témoigner ou pas

Le degré de participation des accusés est une des inconnues du procès, avec le nombre de parties civiles qui accepteront de témoigner publiquement. L'un des accusés, Osama Krayem, a refusé lundi de se lever et de répondre aux questions au moment de l'appel, adoptant la même attitude que mercredi lors de la formation du jury.

Danielle Iwens, qui travaillait derrière un comptoir d'enregistrement à Zaventem le 22 mars 2016, compte parmi les victimes qui n'iront pas au procès, par crainte d'éprouver "trop de stress". "Ce n'est pas bien pour ma santé, physiquement c'est trop dur", a déclaré à l'AFP avant le procès cette femme de 58 ans, qui a perdu 60% de l'ouïe à une oreille et n'arrive plus à se concentrer comme avant.

À l'inverse, Philippe Vandenberghe a l'intention de venir témoigner du traumatisme subi lorsqu'il est intervenu comme secouriste bénévole dans le hall de l'aéroport dévasté par la double explosion. Au milieu de tous ces corps gisant au sol, certains démembrés. Pour cet informaticien de 51 ans, le procès doit être "le début d'autre chose". "On espère que nos souffrances seront reconnues, c'est ça l'important".

Déjà condamnés pour les attentats du 13-Novembre

Après les explications de la présidente sur l'organisation de l'audience, viendra l'étape de la lecture de l'acte d'accusation de 500 pages, à partir de mardi et vraisemblablement jusqu'à jeudi inclus. 

Les accusés sont censés être interrogés à partir du 19 décembre, et les premiers témoignages de victimes attendus à la mi-janvier. Pour Salah Abdeslam, condamné en juin en France à la perpétuité incompressible dans la procédure du 13-Novembre, plane le risque d'une nouvelle peine très lourde en Belgique.

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Abdeslam, Mohamed Abrini, Sofien Ayari, Osama Krayem, etc... Tous les accusés sauf Ibrahim Farisi encourent la réclusion à perpétuité pour "assassinats et tentatives d'assassinats terroristes". Dans le groupe des logisticiens présumés des attaques, ce Belgo-Marocain est poursuivi pour "participation aux activités d'un groupe terroriste". Il risque jusqu'à dix ans ferme.

Sept des neuf accusés sont dans le box, les deux autres - Smaïl et Ibrahim Farisi - comparaissant libres. Un dixième homme est jugé en son absence car présumé mort en Syrie.


La rédaction de TF1info

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