Meurtre d'Alexia : Jonathann Daval condamné

"J'espère tout simplement que la peine maximum soit octroyée" à Jonathann, lance le père d'Alexia Daval

La rédaction de LCI
Publié le 18 novembre 2020 à 14h09
JT Perso

Source : TF1 Info

JUSTICE – Le père d'Alexia Daval, Jean-Pierre Fouillot, a été le premier de la famille à témoigner ce mercredi devant la cour d'assises de la Haute-Saône. Il a demandé la peine maximale à l'encontre de son gendre, Jonathann Daval.

Quelques minutes avant sa prise de parole, Jean-Pierre Fouillot, père d'Alexia Daval, avait indiqué à la presse qu'il se sentait "fébrile". Et c'est en effet un homme éprouvé, à la fois ému et en colère, qui a témoigné ce mercredi matin devant la cour d'assises de la Haute-Saône. "Imaginez la difficulté en tant que papa d’Alexia d’être devant vous à la barre pour parler de ma fille disparue, du meurtre de ma fille, veuillez d’avance m’excuser pour les éventuelles difficultés que j’aurais à m’exprimer", a dit le père d'Alexia Daval en préambule. 

Jean-Pierre Fouillot a ensuite décrit, à quelques mètres de l'accusé Jonathann Daval qui l'écoutait dans le box, le "bonheur" qui régnait dans la famille, "avant le drame". Il a évoqué, les dix années passées auprès de son gendre dont les Fouillot étaient très proches, puis les mois passés aussi à ses côtés, dans le "chagrin", avant qu'il ne reconnaisse être l'auteur du meurtre d'Alexia et de la crémation de son corps. 

"Notre futur il est simple, nous avons pris perpétuité. Est-ce que ce sera le futur de Jonathann ? C'est vous qui en déciderez", a dit le papa aux jurés. Puis s'adressant à son gendre  qui  encourt la réclusion criminelle à perpétuité, il a lancé :"J'espère tout simplement que la peine maximum te sera octroyée".

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"Jonathann nous a salis"

"Ce fameux jour nous a éteint la lumière du bonheur et de la sérénité. Nous sommes désormais en mode veilleuse", a ajouté Jean-Pierre Fouillot. Et de s'interroger encore en s'adressant à l'accusé qui fuyait son regard : "Pourquoi Alexia a-t-elle été assassinée, pour une dispute, une relation sexuelle refusée et peut-être pour vouloir te quitter, Jonathann ?"

"Avant ce drame, le bonheur régnait au sein de notre famille" mais Jonathann l'a "cassé", a ajouté Jean-Pierre Fouillot, 64 ans, vêtu d'une veste de velours vert, la voix parfois altérée par les sanglots. "Il nous a salis" en accusant son beau-frère d'un complot et d'être le meurtrier, a-t-il encore lâché.

"C'est d'un assassinat, c'est d'un massacre dont on parle"

"Alexia était une fille tout ce qu'il y a de plus simple, mais tout ce qu’il y a de plus aimant (...) c'était un bonheur immense pendant toutes ces années", a-t-il ajouté, déplorant que la défense cherche à "salir" aussi la victime. "C'est d'un assassinat, c'est d'un massacre dont on parle", a estimé Jean-Pierre Fouillot, alors que les parties civiles soupçonnent Jonathann d'avoir prémédité le meurtre.

"Si Jonathann avait étranglé Alexia tout simplement, si Jonathann avait étranglé Alexia point terminé, mais non. Là, on aurait peut-être réagi autrement. Mais là c’est le massacre d’un corps. Tout ce scénario derrière : 'Meilleur acteur', 'meilleur scénariste' mais au bout du film il y avait marqué 'Fin'. Ça il n'y avait pas pensé", a conclu Jean-Pierre Fouillot au terme de sa déposition. 


La rédaction de LCI

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