Procès Junca : prison à vie requise contre le principal suspect

Le service METRONEWS
Publié le 15 juin 2016 à 19h40
Procès Junca : prison à vie requise contre le principal suspect

JUSTICE - La réclusion à perpétuité a été requise contre Mickaël Baehrel, principal accusé du meurtre d'Alexandre Junca en juin 2011 à Pau, qui a révélé mercredi que le collégien de 13 ans n'était pas mort sur le coup, mais qu'il l'avait achevé parce qu'il pleurait.

"Il n'y a pas d'autre issue que de prononcer la sanction maximale, la réclusion criminelle à perpétuité", a demandé l'avocat général, Jean-Christophe Muller, aux jurés de la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques concernant Mickaël Baerhel, un marginal de 30 ans, principal accusé du meurtre du jeune Alexandre Junca, en juin 2011 à Pau.

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Ce soir-là, Alexandre Junca rentre chez son père lorsque Christophe Camy, un autre marginal âgé de 28 ans, co-accusé de Baehrel et qui encourt comme lui la réclusion à perpétuité, lui vole son portable. Selon les deux hommes, le collégien serait revenu pour réclamer son téléphone.

Glaçant

C'est à ce moment que Baehrel lui aurait asséné coups de poing et de marteau, parce qu'"il avait la rage", sans plus d'explication. Mais jusqu'à présent, le SDF avait toujours soutenu que le collégien était déjà mort lorsqu'il l'avait transporté dans l'immeuble de sa compagne, Fatima Ennajah, 50 ans, accusée de "non-dénonciation de crime", et contre laquelle trois ans de prison ont été requis.

Mercredi matin, Baehrel a glacé la cour d'assises en affirmant pour la première fois qu'Alexandre avait repris conscience. Il explique alors avoir commencé par porter à l'adolescent des coups de poing et un coup de marteau, qu'il avait sur lui. "Dans quel état l'enfant est à ce moment-là ?", le presse le président Francis Bobille. "Il est sonné", répond Baehrel, assurant qu'il le croit mort à cet instant.

"Après, il était mort..."

Mais une fois devant l'appartement de Fatima Ennajah, elle "m'a vu avec Alexandre et lui donne un médicament car il était revenu à lui, il pleurait", poursuit-il. "De l'entendre pleurer, ça m'a rendu fou. J'ai asséné plusieurs coups de marteau. Après, il était mort...", bredouille l'accusé.

Selon Mickaël Baehrel, c'est Claude Ducos, 76 ans, qui donnait de l'argent au marginal en échange de fellations, qui viendra chercher le corps le lendemain pour le charger dans le coffre de sa voiture. Le septuagénaire, chasseur chevronné, est soupçonné d'avoir ensuite démembré le cadavre pour le faire disparaître. Il a une nouvelle fois protesté de son innocence mercredi. L'avocat général a réclamé trois ans de prison, la peine maximale, et une privation des droits civiques. 

Le verdict est attendu jeudi.

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