Eric Zemmour, de polémiste à candidat à la présidentielle

Propos sur les mineurs étrangers : Eric Zemmour condamné pour "complicité de provocation à la haine"

Publié le 17 janvier 2022 à 13h53, mis à jour le 17 janvier 2022 à 15h11
JT Perso

Source : TF1 Info

JUSTICE - Le tribunal correctionnel de Paris a reconnu Eric Zemmour coupable de complicité de provocation à la haine raciale et pour injure publique, pour des propos tenus en septembre 2020 sur les mineurs étrangers isolés. Il pourrait faire appel.

Eric Zemmour a été condamné lundi pour "complicité de provocation à la haine ou à la violence" et "complicité d'injures publiques envers un groupe de personnes, à raison de leur origine ou de leur appartenance ", pour ses propos tenus le 29 septembre 2020 sur CNews au sujet des mineurs étrangers isolés. 

Le polémiste avait qualifié ces derniers de "voleurs, assassins, violeurs", ajoutant qu'il fallait les renvoyer dans leur pays. Il a été condamné à 100 jours-amende à 100 euros. 

"Idéologique et stupide"

Eric Zemmour devra également verser des dommages-intérêts à Ligue des droits de l'homme, au Mrap et à la Licra. Le parquet avait requis lors de l’audience en novembre dernier une amende de 10.000 euros, soit la même chose que la condamnation prononcée ce lundi, l'amende pouvant se transformer en emprisonnement en cas de non-paiement. La défense du candidat à la présidentielle avait plaidé la relaxe. 

"Un jugement vient d'être rendu, mais la justice n'est pas encore passée", a réagi son avocat, Olivier Pardo, après l'annonce de la décision du tribunal. Dans un communiqué qui a suivi, le candidat à la présidentielle a dénoncé "une condamnation idéologique et stupide", précisant qu'il ferait appel. 

"À l’occasion de ce procès, une dizaine d’associations antiracistes et une vingtaine de conseils départementaux, essentiellement de gauche, se sont constitués partie civile à moins de trois mois du premier tour de l’élection présidentielle et le tribunal s’est empressé de satisfaire à leurs caprices", a commenté Eric Zemmour. Ajoutant : "C’est la condamnation d’un esprit libre par un système judiciaire envahi par les idéologues".

"Ce jugement est important parce que, derrière ce projet médiatique, il y a un projet politique", a réagi de son côté, sur LCI, maître Arié Alimi, l'avocat de la LDH, partie civile. "Et c’est un projet de haine. Eric Zemmour doit comprendre que l’on sera debout contre son projet politique."


La rédaction TF1 Info

Tout
TF1 Info