Prostitution dans des meublés touristiques : 4 interpellations à Grenoble

La rédaction de TF1info
Publié le 28 janvier 2022 à 19h45
Commissariat de police à Champigny-sur-Marne, illustration.

Commissariat de police à Champigny-sur-Marne, illustration.

Source : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Quatre individus ont été mis en examen dans le cadre d'une affaire de proxénétisme à Grenoble.
Un propriétaire louait plusieurs studios, via la plateforme Airbnb, abritant des activités de prostitution, selon le parquet.
Près de 185.000 euros ont été saisis sur un compte bancaire.

C'est la surveillance de sites Internet proposant des relations sexuelles tarifées qui a permis aux enquêteurs de découvrir le pot aux roses. Quatre individus ont été interpellés mardi dans le cadre d'une affaire de proxénétisme dans l'agglomération grenobloise, a annoncé le parquet de Grenoble vendredi, faisant suite à une information judiciaire ouverte en décembre 2020.

Le Groupe de lutte contre la cybercriminalité de la section de recherche de Lyon a identifié plusieurs profils actifs sur ces plateformes, dont les rendez-vous avec des prostituées étaient fixés dans des appartements privés de l'agglomération. 

Les enquêteurs ont identifié dans un premier temps un retraité grenoblois de 66 ans, propriétaire de plusieurs appartements, qui louait entre quatre et cinq studios à des prostituées, pour un loyer allant de 450 à 600 euros la semaine. 

Un loyer spécifique pour les prostituées

Selon le parquet, l’enquête a permis également d’identifier "un Grenoblois de 43 ans exerçant en tant que concierge dans le cadre de locations AirBnb", qui repérait les prostituées et leur imposait, le cas échéant, un supplément pouvant porter le loyer à 100 euros la nuit. Il était ainsi rémunéré par une commission de 20% sur ces loyers. 

Un autre individu, âge de 51 ans et propriétaire de deux appartements à Grenoble loués via Airbnb, a également été identifié par les enquêteurs. Selon le parquet, cet homme a détourné la location de ses appartements au profit des activités de prostitution afin de "compenser la perte d'une partie des revenus locatifs liée à la période de la crise sanitaire". 

Les suspects ont été interpellés à leurs domiciles mardi, ainsi que l'épouse du retraité de 66 ans, soupçonnée d'avoir bénéficié des revenus générés par la location des appartements. Placés en garde à vue, ils ont reconnu les faits. 

Les trois propriétaires, présentés à un juge, ont été mis en examen pour "mise à disposition d'un local privé à des personnes se livrant à la prostitution". Le concierge a été mis en examen pour "complicité de proxénétisme". Tous les quatre ont été placés sous contrôle judiciaire. Des saisies ont été réalisées sur des comptes bancaires, pour un montant de 185.470 euros. 


La rédaction de TF1info