Quatre cyclistes fauchés en Gironde, la piste d'un acte délibéré privilégiée

Benoit Leroy (avec AFP)
Publié le 14 novembre 2022 à 20h27

Source : Sujet TF1 Info

Quatre cyclistes ont été fauchés alors qu'ils circulaient sur une route de Gironde, samedi 12 novembre.
Selon le parquet de Bordeaux, l'acte serait délibéré et une enquête pour "tentative d'assassinat" a été ouverte.
Le suspect, sans emploi, s'est présenté comme "haut fonctionnaire".

Lundi 14 novembre, le parquet de Bordeaux a ouvert une enquête pour "tentative d'assassinat" contre un automobiliste de 38 ans. Celui-ci avait percuté, deux jours plus tôt, un groupe de cyclistes sur une route girondine et fait deux blessés graves. Selon les premiers éléments, l'acte parait délibéré, a indiqué le parquet, qui a requis un placement en détention provisoire. 

Il était 15h30, samedi, lorsque quatre cyclistes - âgés de 60 à 70 ans - ont été fauchés par une voiture tandis qu'ils circulaient "en file indienne" sur le bas côté goudronné d'une route départementale à Sadirac, commune située à 15 km à l'est de Bordeaux, selon Dominique Paris, président de l'Artigues Cyclo Sport, le club dans lequel étaient inscrites les quatre victimes.

"Ils n'ont pas entendu de coup de frein, juste un énorme claquement. Les vélos et les gars étaient par terre et le pare-brise fracassé", raconte le responsable du club de cyclotourisme, présent sur les lieux 30 minutes après les faits. Selon lui, l'automobiliste est resté sur place, "étonnamment calme" et "les mains dans les poches", avant d'être interpellé par la gendarmerie.

L'une des victimes placée sous "assistance respiratoire"

Deux des victimes sont sorties des urgences dans la nuit de samedi à dimanche avec des points de suture au mollet pour l'un et une clavicule cassée pour l'autre. L'un des cyclistes, âgé de 65 ans, a été opéré au niveau des cervicales et plongé en coma artificiel durant 24 heures. Il a été placé ensuite sous assistance respiratoire. La dernière victime restait également hospitalisée lundi pour "une fracture des vertèbres lombaires", a détaillé Dominique Paris.

Selon le journal Sud-Ouest citant les enquêteurs, le suspect est inconnu de la justice, sans emploi. Néanmoins, il se présente comme "haut fonctionnaire", "victime de harcèlement" et "vit chez ses parents, la plupart du temps reclus dans sa chambre".


Benoit Leroy (avec AFP)

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