La ville de Limoges connaît depuis le début du mois d'août des nuits de violences urbaines.
Selon la police à TF1-LCI, plusieurs effectifs des forces de l'ordre ont été pris pour cible.
Des véhicules ont été détruits.

La ville de Limoges en proie à de violents affrontements. Depuis le début du mois d'août, la plus grande ville de Haute-Vienne connaît un regain de tensions. Tout a commencé en soirée, lundi 1er août. De source policière à TF1-LCI, les forces de l'ordre ont été appelées pour un refus de payer l'addition de la part de cinq clients dans un restaurant. Incapables de prouver leur identité, ils n'ont donné que des identités verbales, pas relevées par la police. En accord avec le restaurateur, ils ont été évincés sans poursuite.

Plus tard, vers 23h, les services de police sont à nouveau appelés pour un feu de véhicule dans le quartier du Val de L'Aurence. Les forces de l'ordre sont en réalité prises dans un guet-apens tendu par une cinquantaine d'individus. Selon la même source, les vidéos révèleront que les leaders n'étaient autres que les protagonistes du restaurant évoqués plus haut. La police ne peut toutefois pas les identifier, car aucune identité n'a été gardée.

Un policier légèrement blessé

S'ensuivent des affrontements, d'une durée d'environ quatre heures, selon une source policière. Les individus ont tiré au mortier et jeté des cocktails Molotov sur les gardiens de la paix, qui ont répondu par du gaz lacrymogène, du LBD et des grenades de désencerclement. Une vingtaine de policiers ont été mobilisés. Aucun blessé n'a été à déplorer, tout comme aucune interpellation n'a été réalisée. Trois véhicules ont été détruits par les flammes, dont deux par propagation de l'incendie du premier véhicule.

La nuit dernière, celle du 2 au 3 août, de nouveaux affrontements ont éclaté. Quarante membres des CRS sont venus en renforts. D'après la même source, les premiers incidents ont débuté par des caillassages de véhicules de particuliers, avant que les véhicules des policiers soient, à leur tour, pris pour cible. Une centaine d'émeutiers étaient présents et contenus par les CRS.

La police a procédé à deux interpellations. Le premier individu, au guidon d'une moto-cross, a refusé d'obtempérer et a forcé le passage, blessant légèrement à la jambe un policier de la BAC. Le second a participé à l'attroupement. Les CRS seront désormais présents sur les lieux lors des deux prochaines nuits.


I.N avec le service police-justice de TF1/LCI

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