Après dix jours d'occupation, le campus de la Victoire, à Bordeaux, a été évacué par les forces de l'ordre, vendredi 31 mars, au petit matin.
Vu l'ampleur des dégâts occasionnés, estimés à "plusieurs centaines de milliers d'euros", l'université ne devrait pas rouvrir avant septembre 2023.

La facture s'annonce salée. Occupé et sans activité depuis le 21 mars, à l'occasion du conflit sur la réforme des retraites, le campus de la Victoire, à Bordeaux, a été évacué "dans le calme et sans usage de la force", vendredi 31 mars. Une quarantaine de personnes a été délogée du site, qui abrite les filières de psychologie, sociologie, sciences de l'éducation et anthropologie, à la demande du président de l'université, Dean Lewis, "pour des raisons de sécurisation des personnes et des biens". En raison de l'ampleur des dégâts, le lieu d'études et de recherche ne devrait pas rouvrir avant septembre 2023, selon la direction.

En dix jours d'occupation illégale, les occupants ont saccagé les lieux datant du XIXe siècle, situés à deux pas de la place éponyme de la Victoire. "De nombreuses dégradations ont été successivement constatées à l'intérieur du site, à savoir dégradations matérielles, tags, dégâts des eaux, destruction des caméras de vidéoprotection et détériorations des équipements de défense contre l'incendie, occultation des portes, mise en place de barricades au niveau des points d'accès du bâtiment, rassemblement d'extincteurs et de bouteilles", a énuméré la préfecture de Gironde dans un communiqué. "La tenue de soirées de type rave et la présence d'individus sur les toits a également été constatée" dans les locaux, "QG de la lutte bordelaise".

Déjà victime de dégradations lors du blocus de 2019, l'université de Bordeaux a fait état de "plusieurs centaines de milliers d'euros" de dégâts. "Les dégâts constatés sont très importants. Le site rouvrira dès que les conditions le permettront", a affirmé son président, Dean Lewis. Le coût des réparations pourrait "s'élever jusqu'à un million d'euros", a-t-il estimé auprès du Figaro. Les travaux devraient s'étaler sur plusieurs mois, avant une réouverture prévue à la rentrée prochaine.


La rédaction de TF1info

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