Les refus d'obtempérer au cœur de la controverse

Refus d'obtempérer à Paris : que sait-on du conducteur du véhicule, placé en garde à vue ce mardi ?

Aurélie Sarrot
Publié le 7 juin 2022 à 17h55, mis à jour le 7 juin 2022 à 21h59
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Le conducteur blessé après un refus d'obtempérer, samedi dans le XVIIIe arrondissement de Paris, a été placé en garde à vue ce mardi.
Le suspect de 38 ans est bien connu des services de police et de la justice.
Les trois policiers qui ont tiré sur son véhicule ont été remis en liberté ce jour.

Quelle déclaration va-t-il faire aux enquêteurs ?  Pour l'heure, il n'a pas dit grand-chose. Né en avril 1984 à Paris, Mohamed M., le conducteur placé en garde à vue, ce mardi, après un refus d'obtempérer à Paris, s'est déclaré SDF aux effectifs de police. 

Cet homme est celui qui conduisait la Peugeot 207 sur laquelle trois policiers ont tiré, samedi dernier, rue Ordener (XVIIIe arrondissement). Mohamed M. a été grièvement blessé, comme la passagère qui se trouvait à ses côtés, prénommée Rayhanna. La jeune fille de 21 ans a été, comme lui, hospitalisée en urgence. Elle est décédée dimanche à l'hôpital

Ibrahima S., né en avril 1986 au Sénégal et domicilié à Noisy-le-Grand, et Inès Z., domiciliée dans le XXe arrondissement de Paris, qui se trouvaient à l'arrière du véhicule au moment des faits, n'ont pas été touchés. Les deux ont affirmé que le conducteur "n'a pas voulu s'arrêter car il n'a pas de permis de conduire valide."

Placé brièvement en garde à vue lundi dernier, Mohamed M. n'avait pu répondre aux questions des enquêteurs "en raison de son état de santé". La mesure avait été très rapidement levée. Ce mardi 7 juin, le parquet de Paris annonce qu'il a été placé en garde à vue. TF1 fait le point sur le profil de cet homme. Mohamed M. est né en avril 1984 à Paris. Selon nos informations, il s'est déclaré SDF aux effectifs de police. 

Né en 1984

Suite aux faits survenus samedi, une enquête de flagrance a été ouverte des chefs de "tentative d'homicide sur personne dépositaire de l'autorité publique, refus d’obtempérer aggravé par la mise en danger d’autrui, conduite malgré annulation du permis de conduire et conduite sous l’empire d’un état alcoolique et après avoir fait usage de substances classées comme stupéfiants". 

L'enquête a été confiée au 2e District de police judiciaire de la Direction Régionale de la Police Judiciaire (DRPJ).

De nombreuses mentions à son casier

Mohamed M. était, avant ces faits, déjà très défavorablement connu des services de police et de la justice, avec près de 80 mentions au traitement des antécédents judiciaires (TAJ) pour des affaires liées aux stupéfiants et des délits routiers. 

Il était, au moment du drame, en régime de semi-liberté au centre pour peines aménagées de Villejuif (Val-de-Marne).

Il a un solde nul sur son permis de conduire et fait l'objet d'une fiche lui interdisant de détenir ou de porter une arme soumise à autorisation, pendant cinq ans.

Une rencontre en soirée

Selon plusieurs sources proches du dossier, Inès Z., et son amie Rayhanna auraient rencontré lIbrahima S. puis Mohamed M. à l'aube, samedi matin, après une soirée. Elles auraient décidé de poursuivre la fête avec eux.  

Puis, Mohamed M. aurait proposé au trio de les ramener chez eux dans la matinée. Ibrahima S., qui avait emprunté la voiture de sa mère et dont le permis est suspendu, laisse Mohamed M. conduire. Mohamed M. n'a pas non plus son permis, ce dernier a été annulé. Malgré tout, il prend le volant.  

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Touché au thorax, Mohamed M. a été transporté à l’hôpital Georges Pompidou. Son pronostic vital était dans un premier temps engagé, comme celui de sa passagère décédée dimanche, mais lui est aujourd'hui hors de danger. Les enquêteurs du 2e District de police judiciaire de la Direction Régionale de la Police Judiciaire l'interrogent depuis ce mardi matin.


Aurélie Sarrot

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