REPORTAGE - "Le terrain, il faut l'occuper" : 24 heures aux côtés du maire de Montluçon

par La rédaction de TF1info | Reportage : Guillaume Frixon, Patrick Delannes
Publié le 3 juillet 2023 à 21h12

Source : TF1 Info

Comme des dizaines de communes, Montluçon a été le théâtre de violences urbaines inédites dans la nuit de samedi à dimanche.
Conséquence, la municipalité a instauré un couvre-feu dès le lendemain.
Le 20H de TF1 a passé 24 heures aux côtés du maire de cette sous-préfecture de l'Allier.

Dans la salle du conseil municipal de Montluçon, ce lundi matin, chacun a pris la parole. Pour mieux comprendre ce qui s'est passé ce week-end dans la petite ville de l'Allier, mais aussi faire le point sur la décision d'instaurer un couvre-feu la veille. "Il fallait mettre une chape de plomb sur tout ça très rapidement, bloquer tout très rapidement", justifie le maire Frédéric Laporte (LR) face aux élus. 

Au cours de la nuit précédente, la commune avait été le théâtre de violences sans précédent, à la suite de la mort du jeune Nahel, tué par un policier à Nanterre le 27 juin dernier. Le quartier de la Ville-Gozet avait été particulièrement touché, avec de nombreux départs d'incendies, et des magasins dévalisés. Une situation inédite pour la tranquille Montluçon, et ses quelque 34.000 habitants. Une équipe de TF1 a suivi son maire pendant les 24 heures qui ont suivi les émeutes.

"Des cailloux ont commencé à voler"

Frédéric Laporte n'envisage son mandat de maire que sur le terrain, quitte parfois à prendre des risques. Samedi soir, il a été agressé avec d'autres élus, devant un service d'aide à domicile incendié. En cherchant à discuter avec des manifestants, l'édile n'a pas reçu d'autre réponse que "des cailloux qui ont commencé à voler, et celui qui m'a pointé un mortier pour me tirer dessus", explique-t-il dans le reportage du JT de 20H à retrouver en tête de cet article.

Un de ses adjoints a même été blessé lors des évènements du weekend. Bruno Bouriqat a été atteint par des jets de pierre par de jeunes manifestants. "Je ne m'attendais absolument pas à vivre ces moments de violence extrême", témoigne-t-il, "où les mortiers vous sifflent aux oreilles et où vous prenez des pavés sur la tête".

Dimanche soir, avant l'entrée en vigueur du couvre-feu, le maire a continué à sillonner la ville, à la rencontre de ses habitants, tous surpris par le degré de violence et l'ampleur des dégâts. "Le terrain, il faut l'occuper", souligne-t-il. Ce lundi, il a multiplié les contacts et les visites, notamment auprès des associations, à la rencontre de "l'écosystème local, qu'on peut arriver à comprendre si on se plonge dedans". Une vigilance particulière sera maintenue en vue des festivités du 14 juillet prochain.


La rédaction de TF1info | Reportage : Guillaume Frixon, Patrick Delannes

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