Un automobiliste a perdu le contrôle de son véhicule, vendredi soir à Bordeaux, lors d'une course illégale.
L'homme de 32 ans a mis en examen et placé en détention, a annoncé le parquet, dimanche.
13 personnes avaient été blessées.

Il n'y a pas eu de morts, et c'est "un miracle". Vendredi 14 avril au soir, dans le nord de Bordeaux (Gironde), un automobiliste a foncé dans une foule à l'occasion d'un "run", une course de voitures sauvage. Au total, 13 personnes ont été blessées, dont plusieurs gravement, mais aucune ne se trouve encore à l'hôpital. L'homme de 32 ans, qui a perdu le contrôle de son véhicule, a d'abord tenté de s'enfuir avant d'être interpellé par les forces de l'ordre et placé en garde à vue en compagnie de ses trois passagers.

Dimanche, il a été mis en examen pour blessures involontaires aggravées (délit de fuite et manquement délibéré aux règles de conduite) et infraction à la loi sur les rodéos motorisés, annonce le parquet de Bordeaux. Il a été immédiatement placé en détention provisoire jusqu'à sa comparution fixée au 7 juin devant le tribunal correctionnel de la ville. Les trois passagers, eux, n'ont pas été poursuivis.

Casier vierge et "forts regrets"

"Venus d'abord en 'spectateurs'" à cette course illégale, "les quatre hommes s'apprêtaient à repartir en fin de 'spectacle', quand le chauffeur a décidé de faire des tours de piste au volant de sa Citroën C3", explique dans un communiqué la procureure de la République, Frédérique Porterie. L'homme, qui "n'est ni pilote professionnel ni même habitué à ce genre d'exercice", a fait deux tours de piste "alors que ses amis lui demandaient d'arrêter".

Il a tout de même "entamé un troisième tour" et "compte tenu de la chaussée glissante et de son manque d'expérience en matière de conduite 'sportive', il a subitement perdu le contrôle du véhicule", précise la magistrate. Son casier judiciaire ne porte aucune trace de condamnation et il a exprimé de "forts regrets", ajoute le parquet. "En état de sidération et par crainte d'un drame", il avait ensuite fui avant d'être stoppé dans la commune voisine de Bassens.

Si le pire a été évité, le parquet évoque un "véritable traumatisme psychologique" chez les victimes. "C'est en effet un véritable 'miracle' que de ne pas dénombrer de morts dans cette affaire", s'indigne la magistrate, rappelant que les rodéos ou "run" urbains sont "formellement interdits par la loi."


I.N

Tout
TF1 Info