Sarthe : 25 ans de prison pour le meurtre de la nounou qu'il accusait d'avoir secoué son bébé

La rédaction de LCI
Publié le 8 décembre 2017 à 20h46, mis à jour le 8 décembre 2017 à 20h56
Sarthe : 25 ans de prison pour le meurtre de la nounou qu'il accusait d'avoir secoué son bébé
L'essentiel

HOMICIDE - La cour d'assises de la Sarthe a condamné ce vendredi en appel un père de famille à 25 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat d'une assistante maternelle. Il l'accusait d'être à l'origine de l'infirmité d'un de ses fils, victime du syndrome du bébé secoué.

Les jurés ont suivi les lourdes réquisitions du ministère public, soit 25 ans de prison. Ils confirment ainsi en appel le verdict de première instance, à l'encontre de ce père de famille âgé de 50 ans, accusé d'avoir tué l'ex-nourrice d'un de ses fils, victime du syndrome du bébé secoué.

Les faits s'étaient déroulés à Savennières, près d'Angers (Maine-et-Loire), dans la nuit du 15 au 16 avril 2013. L'homme s'était introduit au domicile de l'assistante maternelle muni de plusieurs armes blanches, tout de noir vêtu et les yeux maquillés, en forçant la porte du garage puis en coupant l'électricité pour attirer la victime.

Nelly Le Bouard, 51 ans, avait été retrouvée le matin dans le garage, un couteau de boucher planté dans le ventre et une dague de chasse dans la gorge, son corps présentant au total dix-huit plaies. Le jour même, à la suite d'une perquisition à leur domicile révélant la présence de traces de sang, les gendarmes avaient placé en garde à vue l'accusé et son épouse. Un contentieux connu de la justice les opposait à l'assistante maternelle au sujet d'un de leurs enfants, victime du syndrome du bébé secoué.

Le père de famille a reconnu la préméditation

En avril 2011, peu de temps après l'établissement du diagnostic pédiatrique, le couple avait porté plainte, persuadé de la responsabilité de l'assistante maternelle qui avait eu l'enfant en charge durant deux semaines. Mais c'est sur eux que s'étaient d'abord portés les soupçons.

Leur bébé leur avait été retiré pendant plusieurs mois après son hospitalisation et ils avaient été placés en garde à vue en mars 2012 dans le cadre de l'enquête, toujours à l'instruction au moment de l'assassinat de Nelly Le Bouard. Finalement jointe à la procédure sur l'assassinat, l'information judiciaire ouverte sur cette affaire de bébé secoué n'avait pas permis de désigner les 

auteurs des violences, les enquêteurs ayant soupçonné alternativement les parents et l'assistante maternelle.

Le père de famille, dépressif et en arrêt de travail au moment des faits, a reconnu la préméditation de l'assassinat de Nelly Le Bouard. L'avocat de la défense a plaidé l'altération du discernement de l'accusé au moment des faits, sous l'effet de l'alcool et des médicaments.


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