Maltraitance dans les Ehpad : le scandale Orpea

Scandale Orpea : l’ancien directeur général entendu par les gendarmes

LC. avec l'AFP
Publié le 7 juin 2022 à 14h52
JT Perso

Source : JT 20h WE

L’ancien patron d’Orpea, Yves Le Masne, est auditionné depuis ce mardi 7 juin par les gendarmes dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet national financier pour "délit d’initié".
La justice soupçonne l'ex-directeur d’avoir revendu ses actions, peu avant la parution du livre du journaliste Victor Castanet.

Limogé fin janvier après la sortie du livre Les Fossoyeurs, du journaliste Victor Castanet, Yves Le Masne doit désormais s'expliquer devant les gendarmes. L'ancien directeur général du groupe Orpea est entendu librement depuis mardi matin par les gendarmes de la section de recherches de Paris, selon l'AFP, d'après le parquet national financier (PNF).

5456 actions du groupe pour 588.000 €

L'ancien directeur est interrogé dans le cadre de l'enquête, ouverte mi-février, pour "délit d'initié" concernant sa revente d'actions, faite peu avant la parution du livre-scandale sur les maltraitances en Ehpad fin janvier. Selon un article du Canard enchaîné, qui avait révélé l'affaire le 2 février, Yves Le Masne avait revendu pas moins de "5456 actions du groupe" pour un montant de 588.000 euros, avant de quitter son poste après plus dix ans d'exercice.

Dans un communiqué transmis à l'AFP par son avocat le 4 février, Yves Le Masne avait "réfuté vivement toute accusation de délit d'initié", assurant que la vente d'"environ un tiers de (ses) actions" n'avait "rien à voir avec le livre de Victor Castanet". Selon l'ancien directeur général, qui était parmi l'un des patrons les mieux payés de France, il n'avait "aucune raison" de céder davantage d'actions, "ayant pleinement confiance en l'avenir de la société".

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Le groupe Orpea est par ailleurs visé depuis avril par une autre enquête judiciaire, ouverte à Nanterre, sur des soupçons de maltraitance institutionnelle ou d'infractions financières, confiée aux gendarmes de la Section de recherche de Versailles. Ces investigations ont été jointes à celles, lancées en février, pour "faux et usage de faux et infraction à la législation sur le travail en recourant abusivement à des contrats à durée déterminée".


LC. avec l'AFP

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