Neuf adolescents ont été interpellés en Seine-Saint-Denis et placés en garde à vue ce mardi.
Ils sont soupçonnés être à l'origine de guet-apens homophobes commis en avril sur plusieurs communes du département.
Deux enquêtes ont été ouvertes et visent des faits de violences, viol ou encore séquestration...

Ce sont des adolescents, très jeunes pour certains, qui seraient, selon les investigations, à l'origine d'actes de violences extrêmes à l'encontre de personnes en raison de leur orientation sexuelle. 

Ce mardi, neuf adolescents, dont plusieurs scolarisés dans un collège d'Aulnay-sous-Bois, ont été interpellés et placés en garde à vue dans le cadre de deux enquêtes ouvertes suite à des guets-apens homophobes commis au mois d'avril en Seine-Saint-Denis. 

Deux enquêtes distinctes

Ainsi, dans le cadre d’une enquête en préliminaire confiée au commissariat d’Aulnay-sous-Bois, cinq mineurs ont été interpellés et placés en garde à vue. Cette enquête avait été ouverte des chefs de "tentative de vol en bande organisée" et "violences volontaires aggravées par trois circonstances ayant entraîné une ITT inférieure à 8 jours". 

Elle concerne deux séries de faits commis les 23 et 28 avril 2024 au préjudice de victimes ayant pris contact avec un interlocuteur sur "Grindr", détaille le parquet de Bobigny ce mardi dans un communiqué. La première victime a été agressée le 23 avril 2024  au Blanc-Mesnil sur le lieu de rendez-vous. Là, les individus ont tenté de lui voler son téléphone portable avant de prendre la fuite. Cinq jours plus tard, une seconde victime a été frappée de multiples coups portés par ces mêmes agresseurs présumés. Elle n'a, en revanche, subi aucune tentative de vol. 

Viol avec tortures, actes de barbarie, enlèvement...

Dans le cadre d’une autre enquête en préliminaire, confiée au service départemental de la police judiciaire, quatre autres mineurs ont été interpellés et placés en garde à vue ce jour. 

"L’enquête a été ouverte des chefs de viol avec tortures et actes de barbarie, vol en bande organisée commis le 15 avril 2024 à l’encontre d’une victime, et enlèvement séquestration en bande organisée commis le 17 avril à l’encontre d’une autre victime. Les victimes avaient pris contact avec des interlocuteurs pour un rendez-vous via telegram ou snapchat", indique le parquet de Bobigny. 

Les gardes à vue étant en cours, le parquet, qui n'a pas précisé l'âge exact des suspects, ne fera aucune autre communication sur ces dossiers à ce stade. 


A.S Avec Marie Belot

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