Un homme de 30 ans est décédé vendredi matin à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière.
Il y avait été admis après avoir reçu une dizaine de décharges de pistolet à impulsion électrique lors de son interpellation par la police à Montfermeil.
Une enquête a été ouverte par le parquet de Bobigny.

Que s'est-il passé lors de l'interpellation d'un homme à Montfermeil ? L'individu, âgé de 30 ans, est décédé vendredi 5 janvier au matin à l'hôpital parisien où il avait été admis la veille en arrêt cardio-respiratoire, après avoir reçu une dizaine de décharges de pistolet à impulsion électrique lors de son interpellation dans la commune de Seine-Saint-Denis. Selon les informations de TF-LCI, les faits se sont déroulés dans la nuit de mercredi à jeudi.

Une source policière indique que les policiers ont reçu, à 00h05, un appel concernant un individu au comportement suspect et violent, rue Henri Barbusse. Lors de son contrôle, l'homme aurait violenté une policière avant de prendre la fuite et de se réfugier dans une épicerie un peu plus loin et de s'enfermer dans la petite réserve de la boutique. Au moment de son interpellation, l'homme aurait agressé des forces de l'ordre, mordant un policier à la main, ce dernier ayant reçu trois points de suture. 

Une autopsie du corps prévue lundi

L'homme aurait été sous l'emprise d'alcool et semblait avoir "pris des substances", selon la même source policière. Il est connu comme un élément perturbateur de Montfermeil, notamment pour des faits ayant trait aux stupéfiants, violence, vol, séquestration et harcèlement. Selon les premiers éléments de l'enquête communiqués par le procureur de la République de Bobigny à LCI-TF1, au moment de son interpellation, six policiers ont fait usage de leur pistolet à impulsion électrique. Pour l'heure, aucun policier n'a été placé en garde à vue car selon le procureur, "il faut déterminer les circonstances de la mort de l'individu et le rapport de causalité entre son interpellation et son décès"

Une autopsie du corps de la victime est prévue lundi. Deux enquêtes ont été ouvertes : l'une confiée à la sûreté territoriale 93 pour des faits de dégradations volontaires, rébellion et violences sur personne dépositaire de l'autorité publique, l'autre confiée l'IGPN, police des polices, pour des faits de violences par personne dépositaire de l’autorité publique.


Marie BELOT

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