Seine-Saint-Denis : trois personnes jugées mercredi pour proxénétisme et violences volontaires sur mineure

Aurélie Sarrot
Publié le 15 juin 2022 à 13h27
Seine-Saint-Denis : trois personnes jugées mercredi pour proxénétisme et violences volontaires sur mineure

Trois personnes comparaissent ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Bobigny.
Ils sont poursuivis pour "proxénétisme" et "violences volontaires sur mineure".
Au moins cinq mineures en ont été victimes, mais une seule s'est constituée partie civile.

Ils sont trois prévenus à comparaître ce mercredi à être jugés ce mercredi à partir de 13h devant le tribunal correctionnel de Bobigny. Une femme et deux hommes nés en 1990, 1996 et 1999, devront répondre de "proxénétisme sur mineure" et "violences volontaires sur mineure" sur au moins une mineure.  

Selon l'association Agir contre la Prostitution des Enfants, qui s'est constituée partie civile dans cette affaire, au moins quatre autres jeunes filles auraient été victimes du trio mais ne se sont pas constituées parties civiles. "Ces trois personnes sont accusés d'avoir séquestré, violenté, posté des annonces de prostitution sur le site Wannonce et prostitué des jeunes filles âgées de 15 à 18 ans à Aulnay-sous-bois. La jeune fille qui s'est constituée partie civile a répété avoir été battu à maintes reprises", indique à TF1info Elisa Charpentier, qui œuvre au service juridique de l'association. 

Séquestrée et battue

L’enquête avait débuté le 30 mars 2018 après que la mère de la jeune victime a alerté la police que celle-ci était "séquestrée dans un appartement et violentée, notamment à l’aide d’un taser, après avoir tenté de s’enfuir", indique Elisa Charpentier.  

Au cours de leurs investigations, les policiers ont retrouvé la victime en compagnie d’une femme qu’ils qualifieront de "geôlière". Aux enquêteurs, la jeune fille indiquera avoir rencontré cette jeun femme à Toulouse plusieurs années auparavant. Puis, elle a fugué avec elle à Paris, emménagé dans un appartement et a ensuite été séquestrée et contrainte de se prostituer par le biais d'annonces postées sur le site Wannonce.  

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"Elle n'avait que 15 ans au moment des faits. Cela a duré six mois. Les jeunes filles étaient contraintes de recevoir une dizaine de clients par jour. Menacées et frappées, elles n'avaient pas le choix. Jusqu'au jour où cette jeune fille est parvenu à joindre sa maman pour tout lui dire", rappelle Elisa Charpentier de l'association Agir contre la Prostitution des Enfants.

"On constate à nouveau que les sites de petites annonces tels que Wannonce ont un rôle déterminant dans le parcours de prostitution des jeunes victimes. Il est temps de faire reconnaître leur responsabilité", insiste Bérengère Wallaert, déléguée générale de l’ACPE dans le communiqué de l'association.

"Nous espérons que ces prévenus seront condamnés à hauteur des faits commis", conclut Elisa Charpentier.


Aurélie Sarrot

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