Meurtre d'un homme au cours d'un barbecue à Sevran : sa sœur lance un appel à témoins

La rédaction de LCI
Publié le 14 juin 2017 à 11h48
Meurtre d'un homme au cours d'un barbecue à Sevran : sa sœur lance un appel à témoins
L'essentiel

FAIT DIVERS - La sœur de Grégory, tué par balles au cours d'un barbecue à Sevran samedi soir, a lancé un appel à témoins dans "Le Parisien". Elle demande aux personnes qui ont assisté au meurtre d'aller témoigner auprès de la police.

Quatre jours après la mort de Grégory au cours d’un barbecue à Sevran, le meurtrier court toujours. La sœur aînée de la victime a lancé un appel à témoins poignant, ce mercredi dans Le Parisien. "Ceux qui ont vu le tireur doivent aller voir la police, je les en supplie", implore Géraldine. La jeune femme sait que plus de 200 personnes participaient au barbecue lorsque les tirs ont retenti. "Beaucoup de monde était présent" mais, selon elle, trop peu se sont signalés depuis auprès de la police judiciaire en charge de l’enquête. "Il faut qu’ils se manifestent pour que la justice se fasse", explique-t-elle.

Le rassemblement de samedi soir, durant lequel le jeune homme de 33 ans a perdu la vie sur la butte Montceleux, n’était pas autorisé. Mais les pique-niques de ce type se multiplient avec l’arrivée des beaux jours.

Grégory venait d'être papa

Selon les premiers éléments de l’enquête, Grégory avait un différend avec son meurtrier. Samedi soir, il aurait reconnu celui qui lui avait volé un collier quelques années en arrière. Le ton serait monté et l’homme aurait alors sorti une arme. Grégory, touché à quatre reprises, s’est effondré dans les bras d’un ami, relate le journal. Sa famille n’était pas très loin et n’a rien pu faire. Le jeune papa est décédé après son transport à l’hôpital.

Une marche devrait être organisée dans les prochains jours à Sevran pour rendre hommage à ce jeune homme originaire de Pointe-à-Pitre, qui était venu tenter sa chance en métropole. Il avait trouvé un emploi de facteur et venait d’être papa pour la seconde fois il y a à peine un mois et demi, raconte sa sœur au quotidien. Elle décrit un homme "rassembleur", qui aimait partager avec les autres. "C’est un homme qui est parti, une famille qui est déchirée, des enfants qui sont orphelins (…), conclut-elle. C’est comme un membre qu’on nous a enlevé".