JUSTICE - Trois jours après sa tentative de suicide suite à l'annonce de sa condamnation à 30 ans de réclusion criminelle dans l'affaire Kulik, WIlly Bardon n'est plus entre la vie et la mort. Jugé depuis le 21 novembre par la cour d'assises de la Somme, l'accusé a toujours clamé son innocence.

Willy Bardon, qui avait avalé un pesticide vendredi après l'annonce de sa condamnation à 30 ans de réclusion criminelle dans l'affaire Kulik, est réveillé et son pronostic vital "n'est plus engagé", a indiqué lundi le procureur d'Amiens.

"Il est désormais réveillé et son état de santé n'inspire plus d'inquiétude aux médecins, qui n'ont par ailleurs pas détecté l'existence de séquelles", a déclaré à l'AFP Alexandre de Bosschère, précisant que l'homme de 45 ans "demeurera hospitalisé" lundi.

Il avait ingurgité un cachet de Temik

Vendredi soir, quelques secondes après l'énoncé du verdict par la présidente de la cour d'assises à Amiens, Willy Bardon avait ingurgité un cachet de Temik, un puissant pesticide ayant des effets à la fois sur le système nerveux et le système cardio-vasculaire.

L'enquête ouverte par le parquet doit notamment déterminer comment il s'en est procuré et "si c'est un acte qui avait été prémédité, organisé et de quelle manière", alors qu'il avait confié à un "proche" qu'il "attenterait à ses jours s'il était condamné".

Cet accusé de 45 ans, qui a toujours clamé son innocence, a été condamné à 30 ans de réclusion pour l'enlèvement et la séquestration suivis de mort et le viol d'Elodie Kulik, une employée de banque de 24 ans, en janvier 2002 à Tertry (Somme).


La rédaction de TF1info

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