Près de 550 personnes ont participé dimanche à une marche blanche organisée à Épinal (Vosges) en mémoire du jeune Lucas.
L'adolescent de 13 ans s'est suicidé le samedi 7 janvier dernier à Golbey, sur fond d'homophobie.

Les proches, les camarades et la famille du jeune Lucas, qui s'est suicidé le samedi 7 janvier à Golbey (Vosges), lui ont rendu un dernier hommage. Près de 550 personnes participaient dimanche 5 février à une marche blanche consacrée à l'adolescent de 13 ans, à Épinal, comme l'avait annoncé sa mère lors d'une conférence de presse, lundi dernier.

La famille avait précisé qu'elle ne souhaitait "aucun symbole de quelque ordre que ce soit", ni récupération politique, donnant pour seule indication d'être vêtu en clair ou en blanc. La mère de l'adolescent, Séverine, a pris la tête du cortège qui s'est élancé vers 14h de la préfecture. "L'idée est d'honorer la mémoire de cet enfant et de s'en tenir là", a indiqué son avocate, Me Catherine Faivre, sa cliente devant s'exprimer à la fin de la marche.

Dans la foule, beaucoup de parents avec leurs enfants ainsi que des élèves du collège de Golbey, près d'Epinal, où était scolarisé Lucas. Beaucoup de participants tenaient un portrait de l'adolescent dans les mains et arboraient des t-shirts floqués à son effigie.

Une semaine après le suicide de Lucas, Frédéric Nahon, le procureur de la République d'Épinal, avait indiqué que le jeune garçon avait écrit, dans son journal intime, "un mot expliquant sa volonté de mettre fin à ses jours". La maman de l'adolescent de 13 ans a également déclaré que "le harcèlement a été l'élément déclencheur" du passage à l'acte de son fils.

Dans ce dossier, quatre mineurs de 13 ans vont être "jugés pour harcèlement scolaire ayant entraîné le suicide" de l'adolescent, avait indiqué vendredi 27 janvier Frédéric Nahon. Et d'ajouter : "Suite à l'ouverture de l'enquête préliminaire, quatre mineurs ont été placés en garde à vue par la sûreté urbaine du commissariat d'Épinal". D'après le magistrat, "lors de leurs auditions, les mis en cause, deux filles et deux garçons âgés de 13 ans, scolarisés dans le même établissement que Lucas, ont uniquement admis avoir proféré à plusieurs reprises des moqueries à l'encontre de leur camarade".

Le ministre de l'Éducation nationale, Pap Ndiaye a annoncé le lancement, en mai, d'une campagne de sensibilisation contre l'homophobie dans les écoles, à la suite de ce drame. 


La rédaction de TF1info

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