La France dénombre "648 détenus radicalisés" dans ses prisons, affirme Éric Dupond-Moretti

La rédaction de LCI
Publié le 8 septembre 2021 à 12h31
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Source : SPmemory

DÉTENTION - Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti a indiqué ce mercredi que la France comptait "454 détenus pour terrorisme et 648 détenus radicalisés" dans ses prisons. "Ils sont tous suivis", assure le garde des Sceaux.

L'un des hommes les plus surveillés de France au tribunal. Ce mercredi, Salah Abdeslam, seul survivant du commando djihadiste des terrasses et du Bataclan, est arrivé, sous haute surveillance, au Palais de justice de Paris pour le procès des attentats du 13-Novembre. Mais il n'est pas le seul dont le comportement en détention est particulièrement scruté.

Selon le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti, les détenus pour terrorisme ou radicalisés se comptent en centaines sur le territoire. "Il y a 454 détenus pour terrorisme et 648 détenus radicalisés" dans les prisons françaises, affirme le garde des Sceaux ce mercredi sur BFMTV.

Plusieurs étapes de suivi des détenus radicalisés

S'il "ne peut pas dire précisément" combien seront libérés dans les prochains mois après avoir "purgé leur peine", le ministre assure que tous "sont et seront suivis". D'abord, en prison, au sein des "quartiers d'évaluation de la radicalisation". Il en existe six en France, et la "quasi-totalité" des détenus incarcérés pour des faits de "terrorisme islamiste" y sont passés, selon le chef de la mission de lutte contre la radicalisation violente à l'administration pénitentiaire, Naoufel Gaied, dans des propos rapportés par l'AFP. "Ce sont 16 semaines d'examen" pour permettre "des détentions adaptées à la dangerosité", détaille Éric Dupond-Moretti.

Ensuite, "le quartier de prise en charge de la radicalisation a pour vocation à lutter contre les idées terroristes" pour les plus dangereux, poursuit l'ancien avocat. Enfin, ces détenus demeurent surveillés à leur sortie. "Une fois remis en liberté, j'ai créé, avec des magistrats et le Parlement, un texte qui permet de les suivre judiciairement", relève-t-il. "C'est nouveau. Et cumulativement à ces différentes mesures, il y a le suivi opéré par les services de renseignements", rappelle enfin le garde des Sceaux.


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