Tests Covid falsifiés : trois biologistes médicaux condamnés à des peines de prison avec sursis

Publié le 21 février 2023 à 0h03

Source : JT 20h Semaine

Trois biologistes médicaux ont été condamnés, lundi 20 février, par le tribunal correctionnel de Nice.
Ils étaient accusés d'avoir délivré en 2020 près de 500 tests Covid négatifs sans jamais avoir effectué les analyses.
Les trois hommes ont écopé de peines allant de huit à 18 mois de prison avec sursis.

Ils ont justifié leur attitude par la pression de patients inquiets. Lundi 20 février, trois biologistes ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Nice (Alpes-Maritimes) à des peines allant de huit à 18 mois de prison avec sursis pour avoir délivré en 2020 près de 500 tests Covid négatifs, sans avoir en fait effectué les analyses. Le tribunal les a reconnus coupables de "mise en danger de la vie d'autrui" et "d'établissement d'attestation ou de certificat inexacts". Ils étaient initialement poursuivis pour faux et usage de faux. Ils ont par ailleurs été relaxés des faits d'escroquerie à l'encontre d'un organisme public.

Des retards dans les résultats

Ces peines vont plus loin que les réquisitions, comprises entre cinq et 12 mois d'emprisonnement avec sursis, prises lors de l'audience le 9 décembre. Le principal prévenu, un pharmacien biologiste, a été condamné, outre ses 18 mois d'emprisonnement avec sursis, à une amende de 15.000 euros et une interdiction d'exercer son activité professionnelle pendant trois ans. Son père, lui aussi pharmacien biologiste, a été condamné à huit mois avec sursis, 5000 euros d'amende et un an d'interdiction professionnelle. Tous deux ont indiqué à l'issue du délibéré renoncer à faire appel. Le dernier prévenu, un médecin biologiste, a été condamné à 10 mois avec sursis, 7000 euros d'amende et un an d'interdiction professionnelle.

L'enquête avait débuté après une dénonciation aux douanes et la découverte lors de perquisitions de 497 tests officiellement négatifs, délivrés en septembre et octobre 2020 à des patients du laboratoire Eurofins à Montauroux (Var), Peymeinade et Nice (Alpes-Maritimes). Selon leur défense, c'était sous la pression de patients inquiets de ne pas voir arriver leurs résultats que les trois hommes, huit à dix jours après les prélèvements, avaient décidé de les déclarer négatifs, alors que le sous-traitant chargé d'effectuer les analyses n'avait pas eu le temps et les moyens de les réaliser.

"Après 48 heures, les prélèvements n'étaient plus exploitables", avait indiqué à la barre le principal prévenu, qui s'était défendu de toute mise en danger d'autrui au motif que, "selon la doctrine à l'époque, les patients n'étaient plus contagieux après sept jours".


La rédaction de TF1info avec AFP

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