Toulon : le sinistre à bord du sous-marin nucléaire La Perle est terminé

M.L (avec AFP)
Publié le 27 septembre 2022 à 10h37
JT Perso

Source : JT 20h WE

Un sinistre s'était déclaré lundi au niveau de l'avant du sous-marin nucléaire Le Perle, qui est actuellement en travaux à la base navale de Toulon.
"Ces points chauds ont été éteints", a précisé la préfecture maritime dans la soirée, ajoutant que le risque radioactif est écarté.
Le Perle avait déjà été ravagé par un incendie en 2020.

Une combustion "sans flammes" mais pas de risque radioactif : lundi à la mi-journée, une combustion "a priori de matériaux isolants" a été détectée "au niveau d'un local destiné au stockage de vivres" à l'avant du sous-marin nucléaire La Perle, actuellement en travaux à la base navale de Toulon, a précisé à l'AFP le porte-parole de la préfecture maritime Pierre-Louis Josselin. Le sinistre est désormais terminé, a indiqué dans la nuit de lundi à mardi l'institution, ajoutant que tout risque radioactif est écarté.

Une quarantaine de marins-pompiers de la base navale, renforcés par 52 marins-pompiers de Marseille, se sont alors attaqués à des "points chauds, c'est-à-dire une combustion sans flammes", en utilisant de l'eau pour faire baisser la température, a-t-il ajouté. Plus tard dans la soirée, la préfecture maritime a précisé que "ces points chauds ont été éteints", mentionnant dans un communiqué que "par mesure de précaution, le sous-marin reste sous surveillance des équipes d'intervention". Les marins-pompiers de Marseille avaient pour leur part quitté les lieux. 

"Ce sinistre n'était pas comparable à celui de 2020"

Si la préfecture maritime avait d'abord évoqué un "incendie" à bord du sous-marin nucléaire dans un communiqué, Pierre-Louis Josselin a préféré parler de "combustion sans flammes". Les causes du sinistre n'ont pas été déterminées à ce stade, a-t-il ajouté.

"Il n'y a eu aucun risque radioactif, le sous-marin étant en arrêt froid", c'est-à-dire chargé en combustible nucléaire dans sa partie arrière, "mais le réacteur à l'arrêt", avait par ailleurs précisé plus tôt dans la soirée le porte-parole, indiquant que des prélèvements ont été effectués pour s'assurer de l'absence de risques. "Aucun risque radiologique n'est à craindre, ni gaz toxiques rejetés liés à l'incendie", a insisté la préfecture maritime auprès de Var Matin, ajoutant qu'il n'y avait donc "aucune atteinte à l'environnement" à signaler. 

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Ravagé par un spectaculaire incendie en juin 2020 alors qu'il était en maintenance à Toulon, le Perle avait dû subir de lourdes réparations à Cherbourg. Il avait ensuite regagné Toulon en octobre 2021 pour la finalisation des travaux intérieurs notamment. "Ce sinistre n'était pas comparable à celui de 2020, qui était un feu industriel, avec des flammes importantes", selon le porte-parole de la préfecture maritime.

Il n'a pas pu préciser s'il y aurait des conséquences sur le retour dans le cycle opérationnel du sous-marin, prévu initialement au premier semestre 2023. Naval Group mène les travaux sur ce bâtiment militaire. La remise en état du Perle est un élément important de la stratégie de la marine qui se fonde sur la présence de six sous-marins nucléaires d’attaque, dont l'une des missions est d'appuyer les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE), mais aussi d'escorter le porte-avions Charles-de-Gaulle, éléments clefs de la dissuasion française.


M.L (avec AFP)

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