Toulouse : le "cannibale des Pyrénées", qui s'était évadé de l’hôpital psychiatrique, a été interpellé après une agression

La rédaction de LCI
Publié le 21 janvier 2022 à 13h21, mis à jour le 21 janvier 2022 à 17h27
Toulouse : le "cannibale des Pyrénées", qui s'était évadé de l’hôpital psychiatrique, a été interpellé après une agression

Source : AFP

FAIT DIVERS - Mercredi dernier, les policiers de la BAC ont interpellé un homme qui venait d'agresser une septuagénaire dans une rue de Toulouse (Haute-Garonne). Rapidement identifié, l'homme n'est autre que Jérémy Rimbaud, un ancien militaire qui avait tué un homme et mangé une partie de son corps en 2013.

En composant le 17 ce mercredi 19 janvier, les habitants de la rue de la Balance à Toulouse ignoraient tout de l'agresseur présumé qu'ils venaient de signaler aux forces de l'ordre. Ce jour-là, vers 22 heures,  l'un d'eux, en entendant des cris et en voyant un homme muni d'un bâton frappant une femme au sol est intervenu pour lui porter secours. 

"La victime, âgée de 72 ans, promenait son chien et a été frappée à de nombreuses reprises par cet individu. Un voisin s'est interposé et a tenu l'agresseur à distance à l'aide d'un fusil non chargé. Ce dernire a essayé en vain de le désarmer puis les policiers de la BAC sont arrivés sur place et ont interpellé l'homme qui tenait toujours le bâton en mains avant de l'identifier", indique une source policière à LCI. Et le nom du suspect est bien connu de ces derniers. Il s'agit de Jérémy Rimbaud, alias le "Cannibale des Pyrénées", 34 ans. 

"On peut imaginer qu'il a été stoppé à temps, car quand on connait son passé et son parcours médical, on peut se demander jusqu'où il aurait été capable d'aller", commente une source proche du dossier. Quelques heures plus tôt ce mercredi 19 janvier, Jérémy Rimbaud s'était en effet évadé de l'hôpital Marchant à Toulouse où il est interné depuis des années. Une procédure de disparition inquiétante avait alors été ouverte et des recherches avaient été immédiatement été lancées par les services de police. 

Il avait mangé le coeur et la langue d'un nonagénaire

En février 2014, dans un village des Hautes-Pyrénées, cet ancien militaire était soupçonné d'avoir mangé trois mois plus tôt le cœur et la langue d'un nonagénaire qu'il avait tué en lui fracassant le crâne avec un outil métallique. L'ex-caporal, alors âgé de 26 ans, avait ainsi été mis en examen pour assassinat et atteinte à l'intégrité d'un cadavre. Il avait également été mis en examen pour tentative d'assassinat sur un autre homme, agressé le même jour. 

Deux ans après ces faits, Jérémy Rimbaud avait été déclaré irresponsable de ses actes au moment des faits et n'avait pu en conséquence être jugé pour ses crimes. Des expertises psychiatriques avaient unanimement considéré que "M. Rimbaud était atteint d'un trouble psychiatrique ayant entièrement aboli son discernement." Devant les médecins et les enquêteurs, Jérémy Rimbaud avait évoqué  à l'époque "des forces extérieures", disant "avoir reçu des ordres par des voix". 

L'homme avait servi pendant cinq ans dans le régiment de l'infanterie de chars de marine (RCIM) de Poitiers et avait été engagé en Afghanistan en 2011 et 2012. Aucun problème psychique n'avait été détecté dans son dossier militaire.

La septuagénaire sera entendue la semaine prochaine

La septuagénaire agressée mercredi s'avère très choquée.  "La victime hospitalisée souffre de fractures aux bras et de plaies à la tête occasionnées par les coups de bâton. Elle sera entendue la semaine prochaine", indique le procureur de la République de Toulouse Samuel Vuelta-Simon ce vendredi dans un communiqué. 

Placé en garde à vue mercredi à 22h15, Jérémy Rimbaud a été reconduit en hôpital psychiatrique après que le médecin qui l'a visité pendant la mesure de sûreté a constaté que son état mental n'était pas compatible avec la garde à vue.

"Une enquête a été ouverte par le parquet de Toulouse afin de poursuivre les investigations et de vérifier la responsabilité de l'auteur au moment de la commission des faits, par voie d'expertise psychiatrique", informe le procureur de République de Toulouse.


La rédaction de LCI

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