À Toulouse, une opération des forces de l'ordre a permis de saisir plus de 25 kg de résine de cannabis.
Le chien renifleur aurait croqué dans les stupéfiants, rendant l'analyse ADN impossible.
L'avocate a plaidé la nullité de procédure, le suspect est ressorti libre du tribunal.

L'Office anti-stupéfiants (OFAST) a mené le 17 mars une grande opération de saisie de drogue dans le centre-ville de Toulouse. Un chien y participe pour détecter l'endroit exact où se situent les produits stupéfiants. Il renifle les lieux et se dirige instinctivement vers le garage où les forces de l'ordre finissent par découvrir plus de 25 kg de résine de cannabis. 

Une victoire pour les douaniers qui identifient rapidement un homme originaire de l'ouest toulousain âgé de 29 ans. Multirécidiviste, il est filmé par les forces de l'ordre lors de nombreux allers-retours. Il est interpellé dix jours après l'opération, le 28 mars. Seulement, il y a un problème...

La pesée de la saisie rendue impossible

Loustic, le chien douanier, aurait visiblement mis son museau (et ses crocs) dans le butin. C'est en tout cas ce qu'a plaidé l'avocate du suspect, lors de son procès qui s'est déroulé le 3 mai. Elle s'est appuyée sur le procès-verbal d'un policier intervenu dans la procédure pour relever les traces d'ADN sur les scellés. Il mentionne ne pas avoir pu y opérer, car les "mesures conservatoires n’ont pas été respectées" en raison "de la dégradation des produits par le chien" des douaniers.

L'avocate Morgane Dupoux a donc plaidé une nullité dans la procédure : "La pesée de la drogue ne s’est pas faite dans les règles puisqu’elle n’a eu lieu ni devant mon client, ni devant des témoins", a-t-elle expliqué à 20 Minutes.

Finalement, son client, bien qu'arrivé au tribunal sous contrôle judiciaire, en est ressorti libre comme l'air. Le parquet a fait appel de la décision et le trafiquant devra comparaître une nouvelle fois devant le tribunal, même si certaines pièces à conviction manquent à l'appel.


Lea PRATI

Tout
TF1 Info