Dimanche dernier, un Toulousain qui faisait son jogging a découvert de nouvelles places de stationnement sur son parcours.
Celles-ci avaient été peintes sur le trottoir.
La ville confirme qu'elle n'est pas à l'origine de cet acte.

Une blague ? Un intérêt personnel ? Un automobiliste mécontent ? Un tacle à la mairie ? L'apparition de places de stationnement peu ordinaires pour les voitures, sur un trottoir toulousain très fréquenté, fait jaser et reste à ce jour un mystère. 

C'est Sébastien Bosvieux, habitant de la Ville rose qui a fait dimanche dernier cette étrange découverte alors qu'il partait faire son jogging. "Sur la rue de la Charbonnière, axe très emprunté par les coureurs et les piétons, qui sert notamment à monter sur la colline de Pech David et qui est aussi un passage de randonnée du GR de Saint-Jacques-de-Compostelle, je vois une dizaine de places de stationnement qui ont été peintes au sol, avec une ou deux voitures garées dessus. Je me suis dit, c'est quand même hallucinant de sacrifier un trottoir pour faire des places de voitures. Surtout qu'il n'y a pas de pénurie dans le coin", raconte à TF1info cet amateur de running et de vélo. 

Le coureur n'a pas son téléphone au moment des faits. Après sa course, il retourne chez lui chercher son portable, et revient prendre des photos qu'il poste sur X (ex-Twitter) avec ce commentaire : "Hallucination, le trottoir rue de la Charbonnière a été transformé en parking avec des marquages. Juste sur le passage du GR de St Jacques de Compostelle vers Pech David !

Je pense qu'il s'agit d'un acte individuel et non de la mairie de @Toulouse @FellaALLAL vous confirmez ?"

Une réponse immédiate de la mairie

La maire du quartier, Fella Allal, n'a pas tardé à lui répondre. "Merci pour l’alerte, en effet, il s’agit bien d’un acte individuel illégal. J’ai immédiatement demandé (ce matin) que ces marquages soient effacés. Un courrier rappelant les peines encourues va être boité aux riverains habitant à proximité", a-t-elle écrit sur le même réseau social le lendemain.  

Contactée par TF1info ce mardi, la mairie de Toulouse nous indique que l'auteur ou l'autrice de ces marquages au sol sauvage n'a, pour l'heure, pas été identifié(e). Elle ajoute que cet axe ne dispose pas de vidéosurveillance et il n'y a pas eu de flagrant délit. Enfin, elle informe que la ville va procéder ce mercredi à l'effacement de la peinture au sol ayant servi à délimiter ces places. 

"Quelqu'un qui voulait se garer devant chez lui"

Si les places de stationnement ne manquent pas dans le quartier, et que, de surcroit, les habitants du secteur bénéficient en plus du tarif résidentiel, quel pouvait être l'intérêt de créer ces nouvelles places sur le trottoir ? "À mon avis, c'est quelqu'un qui voulait se garer devant chez lui, tout simplement. Je ne vois pas d'autre explication", estime Sébastien Bosvieux qui souligne que cette personne s'est "donné du mal" que les "places étaient vraiment bien faites", "probablement avec des pochoirs". Pourquoi une dizaine de places et pas qu'une dans ce cas ? "Pour passer inaperçu sans doute et ne pas être identifié", suppose l'intéressé. 

Une chose est sûre, sur les réseaux sociaux, la petite histoire a suscité des commentaires, tant du côté des pro-voitures que des  soutiens aux circulations douces. Et si certains ont trouvé l'événement plutôt drôle, la mairie ne l'a pas vu, elle, du même œil. "Cette personne a-t-elle conscience, au-delà du côté anecdotique, du côté dangereux de ce geste ?  Imaginez une personne malvoyante se retrouver à cet endroit ? Ou des enfants. Imaginez qu'il y ait eu un accident ?", insiste-t-on à la ville.

L'auteur des faits, s'il est identifié et jugé, encourt pour "la destruction, la dégradation ou la détérioration d'un bien appartenant à autrui" jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende.


Aurélie SARROT

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